SANTE

Parce que s’arrêter au bout de 15 jours terrassée par la dengue ou une bonne crise de tourista n’est même pas envisageable… il y a le centre médical de l’Institut Pasteur !!!
Ces gens sont formidables… ils donnent toutes les informations concernant les vaccins à faire avant de partir et la composition de la trousse à pharmacie idéale.
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Bon, évidemment, on n’est pas Médecins Sans Frontières, on ne part pas avec 15kg de paracétamol et de seringues stériles pour le cas où… Mais leurs conseils sont bien utiles !
Côté vaccins, voici les recommandations…
Vaccins
Alors… comme en plus je n’étais pas bien à jour de mes vaccinations « normales », j’ai fait :
  • DTP + coqueluche + ROR => chez mon médecin traitant car remboursés par la Sécu
  • Hépatite A => chez mon médecin traitant
  • Typhoïde => chez mon médecin traitant
  • Fièvre jaune => à l’Institut Pasteur
  • Rage => à l’Institut Pasteur (3 injections)
Tout ça 4 mois avant de partir parce que c’est pas la peine de s’y prendre des années à l’avance.
J’ai aussi fait :
  • un p’tit bilan chez le dentiste parce que je n’avais pas envie de me faire arracher une molaire sur la place du marché à Calcutta,
  • un p’tit bilan chez l’ophtalmo pour me faire prescrire de quoi avoir quelques paires de lunettes de rechange,
  • un p’tit bilan chez mon médecin traitant pour avoir l’ordonnance magique, celle qui aura le remède miracle pour tous les cas qui pourraient se présenter (en gros : anti-fièvre, anti-maux divers et variés (gorge, nez, ventre, intestins), antibiotiques à large spectre, anti-allergies carabinées, …)
dentiste
Et j’ai donc fait le bonheur de mon pharmacien quelques jours plus tard quand j’ai vidé son stock de pansements, lingettes désinfectantes, et autres pommades anti-gratouille de piqûres de moustique.
Moralité, j’ai une trousse à pharmacie bien remplie et j’espère bien avoir à m’en servir le moins souvent possible !
médicament
Pour les petits hypocondriaques curieux, voici ce qu’il y a dedans :
  • des médocs anti-migraine (Ketum et Naramig)
  • des anti-histaminiques (Telfast et Mizollen)
  • des anti-diarrhéiques (Immodium, Lopéramide, Tiorfan)
  • des anti-vomitifs (Smecta)
  • des anti-spasmodiques (Spasfon)
  • des gouttes pour les yeux
  • de la Biafine pour les coups de soleil et autres brûlures
  • du désinfectant
  • des pansements
  • des compresses
  • de l’Elastoplaste
  • de la crème anti-ampoules (Akileine Sports)
  • des antibiotiques à large spectre (Amoxicilline)
  • des anti-viraux (Valacyclovir)
coeur rose
Pour les filles : que choisir comme moyen de contraception ? Non pas que j’envisage de faire ce genre de tourisme mais en voyage il peut être utile d’anticiper un tout petit peu ce genre de choses et ça facilite la logistique (je parle de règles bien entendu)…
Plusieurs solutions : la pilule, le stérilet, l’implant.
  • Le stérilet : j’abandonne assez vite l’idée car en cas de problème, j’ai pas très envie de me retrouver face à un médecin chilien à lui expliquer ce qui n’irait pas et à envisager une intervention… (iiiiirk !)
  • L’implant : pratique car se met dans le bras et on est tranquille pour 3 ans. Mais… il y a un risque de prise de poids et les cycles peuvent ne pas être réguliers ce qui était le but premier de prendre une contraception. Par ailleurs, il peut être un peu compliqué de trouver des protections hygiéniques dans certains pays et l’implant peut « sonner » au portique de certains aéroports (et là, allez expliquer de quoi il s’agit au contrôleur de la sécurité à Kuala Lumpur…). C’est quand même la solution que j’ai choisie (et avec le recul, c’était une excellente idée).
  • La pilule : oblige à se trimballer avec un certain nombre de plaquettes (et donc éventuellement à avoir à se justifier au passage de la douane) mais les cycles sont réguliers et sans rentrer dans les détails, la mienne me convient parfaitement. Seul inconvénient : en cas de vol de sac, il faudra trouver le moyen de s’en procurer. Trop compliqué, j’abandonne l’idée.
moustique2
Cas particulier du paludisme : je vais traverser plusieurs zones ayant été déclarées « à risque » concernant le paludisme. Cependant, prendre un traitement pendant plus d’un an n’est pas envisageable, ni en terme de coût, ni en terme d’effets secondaires… Mon amie la doctoresse de l’Institut Pasteur m’a donc conseillé de prendre un anti-paludéen seulement jusqu’en Thaïlande soit pendant 7 mois (!!!).
Pour la faire courte, il existe 3 médicaments anti-palu correspondant au niveau de risque auquel je vais être exposée : la Malarone® (mais on ne peut pas prendre de traitement pendant plus de 3 mois donc… no way !), le Lariam® (qu’on prend 1 fois par semaine mais qui peut avoir des effets secondaires neuro-psychiatriques et provoqués des troubles du sommeil… chouette !!) et la Doxycycline® (à prendre tous les jours et augmentant sensiblement la photosensibilité donc augmentant le budget crème solaire mais surtout le risque de brûlures).
Celui qui semble le moins perturbant en terme d’effets secondaires moisis étant la Doxycycline®, le choix aurait pu être vite fait !! Mais comme tous les médicaments anti-palu sont des antibiotiques, ils peuvent avoir des effets indésirables, comme vous bousiller le foie et donc vous rendre encore plus sensibles aux troubles intestinaux fort bien connus du voyageur… Cela étant dit, ça serait quand même bête de choper cette cochonnerie et après une petite analyse bénéfice/risque, j’ai finalement décidé de prendre la Doxycycline®. Et de me tartiner de crème solaire.
Pour calmer mes angoisses, j’ai aussi investi dans une moustiquaire imprégnée PermaNet® (recommandée par l’OMS) et des crochets adhésifs (au cas où je ne trouverais rien pour l’accrocher). La moustiquaire est sensée être efficace 4 ans et résister à 20 lavages… Et bien sûr, du répulsif pour la peau puisque si on risque le palu la nuit, il faut savoir qu’on n’est pas tranquille le jour : il y a la dengue et le chikungunya…
Bref, avec tout cet attirail, si un de ces petits pervers de moustiques tente une approche… il est mort…
moustique