Enfin seule !

La nuit en bus vers Lima s’est étonnamment bien passée. A 5h du matin, elle nous semble quand même un peu courte. On récupère nos sacs et on tombe littéralement dans les bras des taxis qui nous guettent à la sortie du terminal de bus. On a qu’une envie, se recoucher. C’est d’ailleurs ce qu’on fait à peine arrivés à l’hôtel. Jusqu’à 10h. Bah quoi ? Les 3/4 de Gauliard Tour sont hors d’état de nuire et le dernier quart est en train de se faire rattraper par la mystérieuse tourista…

Mais bon. C’est le dernier jour de Gauliard Tour au Pérou, pas question de le passer à faire la queue aux baños… On finit par réussir à s’extirper de nos lits et à se traîner jusqu’à une chicharroneria, un resto où ils ne servent quasiment que du porc grillé avec des tranches de patates douces et des oignons qu’on est supposé déguster entre 2 tranches de pain. La version locale du burger en quelque sorte. On ne veut pas présumer de nos forces alors on n’en commande qu’une livre… mais comme tout ce qu’on mange à Lima (ou presque, mettons de côté un certain fiasco chez un certain chinois un certain soir avant de prendre le bus…), c’est délicieux et on finira par lécher le plat.

Requinqués, on part pour notre dernière mission : le shopping souvenir. Bah oui, il n’était pas question de porter des kilos et de kilos de bonnets péruviens tout le long de la route alors, on s’était restreint (enfin eux surtout, parce que moi, ça fait longtemps que j’achète plus rien… ou presque). Notre ami le Lonely est assez décevant en la matière : aucune bonne adresse de marché à touristes, il nous conseille plutôt d’aller dans des boutiques de créateurs ou chez des artisans où, de toute façon, on n’est pas autorisé à rentrer sans notre banquier. On part quand même tenter notre chance au nord de Miraflores. Au moins, ça nous fait toujours une petite balade dans le quartier. En ce samedi après-midi, les Limeños sont de sortie ! Les rues grouillent de monde, ça shoppe dans les boutiques, sur le trottoir, partout où on pose les yeux. On découvre d’ailleurs la plus grande boutique de sous-vêtements que j’ai jamais vue. Et clairement, le marché de la petite culotte est en plein boom. Et puis, au hasard de nos déambulations, on tombe dessus. Le temple du souvenir pour touriste mal de babioles. En fait, toute cette partie du quartier est truffée de grands magasins où s’alignent les stands qui vendent tous la même chose et où on exerce notre art du marchandage… En fin d’après-midi, les bras chargés et le bide en vrac, le Gauliard Tour rentre à l’hôtel. Pourtant, il nous reste une chose à faire… aller manger une tarte au citron meringuée au bord de la falaise en admirant le coucher du soleil. Alors puisqu’on l’a dit, on le fait ! Bon, pour le coucher du soleil, on repassera mais la tarte au citron, elle, était bien là. Décevante mais bien là.

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Et en mémoire des dîners de Brendas et parce que, nom d’un chien, j’ai quand même sauté à pieds dans une nouvelle dizaine et que, l’air de rien, ça se fête, le Gauliard Tour me fait la surprise de m’emmener dîner chez Astrid & Gaston, un des restaurants du célèbre (si, si) chef péruvien Gaston Acurio. Bon, certes, on n’a pas réservé et on est habillé avec nos plus belles polaires Quechua mais votre serviteuse sort son sourire le plus ultra bright et hop ! la fille de l’entrée efface sans façon une réservation pour nous libérer une table. Des fois, je m’impressionne moi-même…

On ne fera pas complètement honneur au grand chef, sauf moi. Tourista ou pas, je vais pas me laisser abattre, c’est mon anniversaire quand même ! Et puis tout est absolument excellent, de la corbeille de 1000 pains à la sphère en chocolat qui fond sous le coulis de chocolat chaud… et le service vraiment sympa. Du coup, j’ai même droit à un deuxième dessert quand le serveur apprend qu’on est là pour une occasion toute spéciale… Faudra presque le retenir de se mettre à chanter. Bref, une bien belle dernière soirée… merci Gauliard Tour !

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Le lendemain, à l’aube (ou presque), le Gauliard Tour boucle ses sacs. Les vacances, c’est fini (pour eux…) et c’est déjà l’heure de reprendre la direction de l’aéroport… Adios amigos ! Et n’oubliez pas de mettre le Sauterne au frais pour Noël !

Et voilà… enfin seule ! Après 5 semaines non stop pendant lesquelles ce tour du monde en solo ressemblait plus à AL en colonie de vacances, je me retrouve toute seule au milieu de ma chambre avec une tonne de linge sale. Alors j’ai repris ma routine… direction la laverie. Et puis, je me suis mise au boulot : 5 semaines de retard sur le blog, ça va pas se faire tout seul… Ah oui parce que blogger et voyager toute seule, ça va. Mais blogger et voyager avec d’autres gens… j’y arrive pas. Alors, au boulot !

Photos ici.

Gauliard Tour in Perù !!

En ce lundi matin mon réveil sonne à 3h45. Mais pourquoi ? Et bien parce qu’à 4h15, je dois prendre le taxi pour aller à l’aéroport. Mais pour quoi faire ? Et bien pour aller accueillir comme il se doit Gauliard Tour qui débarque à Lima à 5h. Oui, effectivement, on n’a pas idée de prendre un vol qui arrive à 5h du matin…

Et ouiiiii ! Pour la première fois dans son histoire, Gauliard Tour s’exporte ! Bon, la logistique n’est pas encore complètement au point, le décalage horaire n’est pas encore complètement maîtrisé et le passage de la douane leur prend près d’une heure mais les voilà !! Gauliard Tour me rejoint au Pérou pour 3 semaines et on n’est pas là pour enfiler les perles.

Dans le Metropolitana - Lima

Dans le Metropolitana – Lima

D’ailleurs, à peine le temps d’avaler un café au Starbucks de l’aéroport, Jaime vient nous chercher. Jaime, c’est un contact d’Anne qui fait du business avec des asperges. Comme il est très sympa, il nous consacre sa journée et va nous emmener manger, visiter une plantation d’asperges et de clémentines où on fait aussi des tests de dynamite (oui, on peut tout faire dans le même champ, c’est pas un problème), visiter une usine de conditionnement d’asperges et d’avocat, manger, et nous ramener à la maison. Jaime, il est rigolo. Il passe son temps au téléphone, à acheter, expédier et vendre des asperges en même temps qu’il conduit d’une main à 160km/h et il boit de l’Inca Cola avec son ceviche. En tout cas, grâce à lui, on découvre que l’asperge est une spécialité du pays et mettre les asperges en bottes, c’est un métier.

Jaime, il a vécu dans le sud de la France quand il était jeune (il est pas très vieux, hein, il a 40 ans et du coup, il parle français, ça aide), puis il est retourné au Pérou, il a flairé le bon filon des asperges (parce que les Péruviens, eux, ils en mangent pas des asperges, ils les font pousser seulement) et il est devenu trafiquant d’asperges. Il nous raconte le Pérou d’il y a 20 ans, l’inflation galopante, le terrorisme, le Sentier Lumineux, comment l’industrie agro-alimentaire essaye aujourd’hui de se placer comme exemple au niveau mondial, et pourquoi on n’envoie pas les asperges par avion à l’autre bout du monde. On rigole bien, ça change des visites habituelles de musées et moi, ça me permet de me rappeler comment on met une blouse et une charlotte… souvenir, souvenir…

Bref, pour fêter l’arrivée de Gauliard Tour à Lima, le soir, on s’est fait un dîner de rois : saucisson fraîchement importé sous le manteau, camembert coulant à souhait et un peu d’avocat pour donner une touche exotique à tout ça… que du bonheur !

Le lendemain matin, on est allés visiter le centre (enfin re-visité en ce qui me concerne) de la ville et papoter avec les gardes qui s’ennuient devant le Palais du Gouverneur.

Devant le Palais du Gouverneur - Lima

Devant le Palais du Gouverneur – Lima

Puis, comme j’en n’avais pas encore marre du Punto Azul, on est allé manger des fruits de mer accompagnés d’une délicieuse plâtrée de riz. Et à force de traînasser, traînasser et traînasser encore, on a bien failli pas trouver de bus pour nous emmener à Paracas. Oui. Parce que Lima c’est bien mais pas tant que ça non plus. Alors on n’y a pas trop traîné et après avoir écumé les compagnies de bus, on a fini par en trouver une qui nous a conduit à Paracas, quelques 3 heures et 270kms plus au sud le long de la côte.

Et qu’allaient-ils donc faire à Paracas ? Ça, c’est l’histoire de demain…

Photos ici.