Velkomin til Íslands !

Après le soleil, la chaleur et les randos de tueur dans les Pyrénées, place au soleil (hum…), à la chaleur (hum hum…) et aux balades de Mickey en Islande !

Première constatation : quand vous faites la queue pour enregistrer votre valise pour l’Islande, tous les gens dans la file d’attente ont des gros sacs à dos et des chaussures de rando aux pieds. Il n’y a bien sûr que votre serviteuse pour se pointer avec son sac à mains en bandoulière et ses petites ballerines en paille…

Bref, dès le décollage, on comprend vite qu’on ne va rien comprendre à ce que racontent les autochtones même en faisant un effort et que la plus grande découverte du voyage ne sera pas gastronomique mais bon, le soleil brille, Reykjavik est une ville plutôt charmante (c’est tout riquiqui !!) et les boutiques sont ouvertes jusqu’à… 22h ! Bon, on se calme, d’abord, c’est QUE à Reykjavik, et ensuite il fait jour jusqu’à… toute la nuit en fait, donc, faut bien s’occuper vu qu’on a l’impression qu’il est 16h alors qu’en fait il est déjà minuit (enfin… la température ne trompe pas, elle).

Petit topo sur l’Islande : c’est grand comme l’Angleterre mais la population est de 320 000 vikings (contre 51 millions de buveurs de thé) concentrés sur les côtes dont 1/3 habitent à Reykjavik. Le reste du pays est constitué de zones totalement inhospitalières comme un désert, des calottes glaciaires, des champs de lave et des plaines sablonneuses agrémentées de geysers, fumerolles et sources chaudes. A l’échelle de la planète, l’Islande est un pays relativement jeune puisque formé lors d’éruptions volcaniques sous-marines il y a à peu près 20 millions d’années. Du coup, l’activité volcanique est encore assez intense et il n’est pas rare que les volcans islandais fassent parler d’eux : dernière éruption en date, le Eyjafjallajökull (qu’on prononce Eya-fia-tla-yo-kutl… si c’est pas mignon…) qui a mis en émoi tous les contrôleurs aériens d’Europe pendant plusieurs semaines en 2010. Les autres trucs typiques d’Islande ? Les pulls en laine qui grattent, les petits macareux avec leur bec orange tout mignon, les baleines, le chauffage quasi-gratuit car produit par la vapeur des sources chaudes géothermiques et les aurores boréales. Pour ceux qui souhaitent en savoir plus, allez-y ou épousez un islandais.

Je reprends… Après une première nuit dans une auberge de jeunesse parfaite (Reykjavik Backpackers : bien située, pas trop chère, propre, douches immenses, eau chaude et pression régulière, colocs discrètes), je me suis hasardée au petit matin dans les rues pour aller jusqu’à la gare routière. Alors à 8h du matin, le soleil est déjà très haut mais les gens sont apparemment encore dans leurs lits… Ma première mission : prendre un bus direction Akureyri, 2ème ville du pays, à 6h de route de là, pour rejoindre mon frère et mes parents qui avaient commencé leur road trip une semaine plus tôt. Six heures et un demi-sandwich à la mayonnaise (une spécialité locale) plus tard, je retrouve donc tout ce petit monde dans le centre-ville d’Akureyri, le soleil est toujours là et après avoir bien profité du confort du car aux trois quarts vide, je me retrouve pliée en 12 sur la banquette arrière d’une Polo, entre 2 valises, 1 sac à dos, 1 glacière et mon frère… Et en route pour l’aventure !!

Et c’est vraiment l’aventure : les routes non goudronnées voire franchement défoncées, les odeurs de soufre qui émanent des jolis lacs bleu fluo (et pas la peine d’ouvrir la fenêtre pour aérer : ça vient de dehors…), la dégustation de spécialités locales (… le jambon d’agneau fumé ?… comment dire…), bref tout un programme !! Heureusement, il y a la mer, les montagnes, les moutons, les macareux, les bébés phoques, les baleines, et encore plein d’autres raisons de venir en Islande.

Et c’est vraiment l’aventure : les routes non goudronnées voire franchement défoncées, les odeurs de soufre qui émanent des jolis lacs bleu fluo (et pas la peine d’ouvrir la fenêtre pour aérer : ça vient de dehors…), la dégustation de spécialités locales (… le jambon d’agneau fumé ?… comment dire…), bref tout un programme !! Heureusement, il y a la mer, les montagnes, les moutons, les macareux, les bébés phoques, les baleines, et encore plein d’autres raisons de venir en Islande.

Les Islandais ont leur façon bien à eux de concevoir le maillage routier (obligés de se taper parfois 60kms de piste pour joindre 2 villages éloignés de 15kms à vol d’oiseau), d’ailleurs, ils doivent avoir honte et ils se planquent parce qu’on en voit nulle part… L’Islande est peuplée de touristes français, espagnols et allemands mais des Islandais… ça doit être une espèce en voie de disparition. Remarque, ils étaient peut-être une dizaine, ils se sont cherchés mais ne se sont jamais trouvés parce que les routes ne se croisaient pas et… hop ! l’extinction de l’espèce ! Des fois, la vie, ça tient à pas grand-chose…

Bref, reprenons ! j’aimerais vous dire que les noms des villages sont poétiques et évocateurs de grandes sagas et de trolls mais le seul nom que j’ai retenu c’est « Bac-à-ordure » (Bakkafjördur en version originale) et franchement, ça fait pas rêver… Non, sérieusement, les noms des patelins sont imprononçables, et en plus chaque ferme isolée est considérée comme étant un village tout entier. Du coup, les petits points sur la carte routière ne sont pas des endroits où vous espérez trouver ravitaillement et présence humaine mais parfois simplement une vieille bâtisse en tôle ondulée entourée d’un troupeau de chevaux. En hiver, y a moyen de se sentir franchement seul… Comme ils sont quand même malins, le réseau internet islandais est un des réseaux les plus développés au monde : quasiment 95% de la population est connectée et heureusement, parce que sinon, beaucoup d’entre eux auraient un ami nommé Wilson

En Islande, on comprend également très vite l’influence que peut avoir la météo sur le moral : d’immenses étendues désertiques à perte de vue et le ciel bleu avec le soleil, ça rend philosophe, contemplatif, voire rêveur… Les mêmes étendues avec le ciel noir et un bon gros crachin… ça fout les boules !! Parce qu’à part se promener et admirer le paysage et les animaux qui se promènent en liberté, faut quand même avouer que les activités sont vite limitées.

D’ailleurs, c’est ce que nous faisons : nous nous baladons dans la toundra à la recherche de colonies de phoques, nous humons avec délice les délicates effluves des boues soufrées qui bouillonnent au fond de trous béants à la surface de la terre autour du lac Myvatn, nous poireautons des heures sur des promontoires à espérer que des couples de macareux pointent le bout de leurs becs (NDLR : ne pas toujours se fier aux indications du Lonely Planet… il n’y a pas de macareux à Borgarfjödur eystri…), nous roulons sur des kilomètres de pistes caillouteuses pour aller manger à la meilleure table du pays (là aussi, un grand moment : on réveille le cuisto pour qu’il nous prépare à déjeuner et on sera les seuls clients de la journée. Raufarhöfn, la ville d’Europe de l’Ouest qui vous rappelle le plus l’ex-URSS…), nous manquons nous faire mordre par un bébé phoque à Husey, nous dévorons des kilos de langoustines pour nous réconcilier avec la gastronomie locale à Höfn, nous roulons à nouveau sur des pistes qui semblent de moins en moins faites pour notre petite voiture de tourisme puisqu’il nous faut traverser des rivières, nous tombons nez à nez avec des icebergs sur la plage à Jökulsarlon, nous nous brûlons les mains dans des petits filets d’eau qui paraissent inoffensifs à Geysir, nous nous détrempons le pantalon aux chutes de Gullfoss, nous nous imprégnons (au sens propre puisqu’il a fallu essorer ses chaussettes en rentrant…) d’histoire locale à Þingvellir, nous goûtons au steak de baleine puis nous nous finissons avec la meilleure mousse au chocolat du pays à Laugarvatn, et enfin, nous nous retrouvons au milieu de la Gay Pride à Reykjavik sous le déluge…

Bon, avouons la vérité, l’Islande, c’est vraiment un très chouette pays à visiter en été, le reste du temps, le climat est insupportable. Les gens sont accueillants et parlent quasiment tous anglais (à tel point que je ne sais toujours pas comment on dit « Bonjour » en islandais), les paysages sont grandioses et magnifiques, les bébés phoques sont kromeugnons, les glaciers sont impressionnants et vous font vous sentir minuscules, les geysers vous font sursauter, les volcans ont des noms imprononçables et surtout vous avez envie de vous appeler Olaf ou Kirsten et de porter un gros pull en laine et la moustache (enfin… pour les Olaf uniquement hein ?).

Pour les photos, c’est par ici.

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