Pushkar, la belle arnaque oui !

Tout bon hindou doit, au moins une fois dans sa vie, aller se baigner dans le lac sacré de Pushkar. Il semblerait que Brahma, assis sur un nuage, ait laissé tomber une fleur de lotus exactement à cet endroit, distrait par la beauté de Gayatri, ce qui aurait fait surgir le fameux lac… Sa femme, Saraswati, étant un peu vexée qu’il la quitte pour une autre, lui aurait jeté un sort pour qu’il ne soit vénéré dans aucun autre lieu et donc Pushkar abrite un des seuls temples dédiés à Brahma. Cela étant dit, les 2 autres temples de la ville sont dédiés à Saraswati, donc, et à Gayatri, la briseuse de ménage.

Mouais… c’est déjà pas très clair ct’histoire…

Mais reprenons, j’ai donc quitté Jodhpur en bus en début d’après-midi, pensant mettre 5 heures à atteindre Pushkar. Les infos du Lonely Planet étant parfois à updater, j’ai en fait mis presque 7 heures… et pour la première fois depuis un mois, l’hôtel dans lequel j’avais prévu d’aller était full… Grrrr…

Mais je décide de ne pas mettre ça sur le compte de mon amie La Poisse parce que je trouve aussitôt un autre hôtel tout aussi bien dans la rue d’à côté et j’arrive même à négocier une remise de 25%. Une immense chambre et une salle de bain hyper clean pour 11€ la nuit, je me débrouille pas si mal !

Bref, il est tard, j’en ai plein les pattes et je rêve de me laver les cheveux donc je remets l’exploration du quartier au lendemain. De toute façon, Pushkar est une toute petite ville (à peine 15 000 habitants, un hameau à l’échelle indienne !) donc j’aurai largement le temps d’y traîner mes chappals de long en large en une journée.

Le lendemain, après avoir fait ma lessive (oui ma bonne dame, je suis devenue une pro de la lessive sous la douche) et avoir ingurgité des toasts with nutella (oui, je sais, mais j’aimerais vous y voir à avaler du masala tous les matins !) et un mango juice, je me jette dans la rue. J’évite de justesse 2 vaches qui marchent de front et j’arrive jusqu’au bazaar. En fait, la ville entière n’est qu’un bazaar. Pas très alimentaire d’ailleurs, beaucoup de choses destinées aux touristes, fripes, bracelets, sacs, tissus… Toutes les échoppes se ressemblent mais ça marche : la fièvre acheteuse m’attaque et je me retrouve avec 1 pantalon, 2 t-shirts et 13 bracelets…

Je rentre avec mes emplettes pour trouver un peu de fraîcheur dans ma chambre et j’essaie mes achats. Et là… c’est le drame : le pantalon est 20 cm trop court et les t-shirts sont transparents ! OK, j’aurais peut-être pu m’en rendre compte avant… no comment ! Je viens de jeter 350 roupies par la fenêtre…

Dans l’après-midi, je retente ma chance dans les ruelles qui bordent le lac en allant observer les Indiens qui font leurs ablutions rituelles sur les ghats (un avant-goût de Varanasi ? A l’échelle 1/1 000 000 je crois…). En chemin, je croise un petit garçon à vélo qui m’offre des fleurs parce que, soi-disant, aujourd’hui c’est festival et qu’il faut aller les jeter dans le lac en faisant un vœu pour sa famille. Du coup, on va au lac ensemble et là… je me fais alpaguer par un type très gentil qui commence à m’expliquer comment fonctionnent les ablutions et autres prières à Brahma. Et puis il m’apporte une petite coupelle avec du riz, du sucre et des poudres de couleurs et me bénit le tout pour que j’aille le jeter dans le lac. Il va finir par m’extorquer 500 roupies ( !!!???) de donation pour nourrir les pauvres du coin… Pfff… je le voyais venir gros comme une maison et je me crois maligne d’avoir limité la casse parce qu’il voulait que je donne 6 x 20 euros pour les 6 membres de ma famille… Mais non ! il croit qu’il a trouvé une bonne pigeonne, alors il va ensuite me demander 1000 roupies pour sa famille parce que maintenant, il va prier tous les jours pour moi… Alors là, je rigole, je lui dis qu’il aurait dû m’en parler avant et que je lui aurais donné un partie des 500 roupies qu’il a déjà embarquées. Mais lui, ça le fait pas trop rigoler et du coup, il m’abandonne aussi sec.

Le petit garçon vient aussitôt me voir et me dit un truc pas très clair sur le fait que je ne dois pas dire aux autres touristes combien j’ai « donné » parce qu’ils ne comprennent pas que c’est pour le bien de leur future réincarnation et que je vais leur faire peur…

Moralité : même s’il a 10 ans, ne jamais faire confiance du premier coup à un Indien… On ne peut pas dire que je n’étais pas prévenue mais je me sens couillonne pendant 10 minutes…

Pour finir en beauté et ne pas laisser ces arnaqueurs en herbe me gâcher la journée, je m’offre un mango lassi en terrasse en admirant le coucher du soleil avant d’aller dîner en compagnie de C., tourdumondiste fraîchement arrivée en Inde et bloggeuse elle aussi. On a globalement le même itinéraire et donc forcément plein de points communs. D’ailleurs, vous pouvez aller jeter un œil sur www.candicetdb.wordpress.com.

Allez, demain, direction Udaipur sur lequel je fonde de grands espoirs puisque tous les voyageurs que j’ai rencontrés jusque-là en parlent comme étant LA ville du Rajasthan, celle qui donne envie de poser son sac un peu plus longtemps que prévu et de se laisser vivre au rythme indien. Namaste !

Photos ici.

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