Ishinca 1 – Gauliard Tour… 0

Bah oui. On peut pas gagner à tous les coups. Mesdames et messieurs, voici le récit que vous attendez tous, je vais vous raconter aujourd’hui comment une team aussi affutée et aussi bien préparée que Gauliard Tour a été littéralement décimée dans son élan vers le sommet.

En ce 12 juin de l’an 2013, c’est l’estomac plein d’omelette et les yeux pleins d’espoir qu’on arrive à 8h30 au bureau de l’agence Monttrek où on fait connaissance avec notre guide, Willy, et son assistant, Pablo. Willy parle un peu anglais, Pablo pas du tout mais ils ont l’air plutôt sympa et ont préparé tout le matériel pour nos 3 jours into the wild. On les aide à charger tout ça sur le toit de la jeep et en avant ! Aujourd’hui est une journée facile, on a 1h30 de route et 4 heures de marche pour arriver au camp de base de l’Ishinca. La piste qui nous conduit jusqu’au départ du sentier grimpe déjà bien et serpente joliment entre les terrasses et les petits villages paumés. C’est toujours ça de moins qu’on fera à pieds ! Arrivés au sommet de cette première colline, la piste s’arrête et la jeep avec. Il est temps de charger les mules. Bon, en fait, nous, on fait rien. C’est le muletier qui s’occupe de tout et nous, on part sur le sentier en le laissant derrière nous. Pas de panique, de toute façon, il marche 3 fois plus vite que nous et les mules aussi, ils nous rattraperont plus loin. Et avant, on entame la montée jusqu’au camp de base de l’Ishinca à 4300m où on doit passer la nuit… sous tente. Et ouiiiii, mesdames et messieurs ! Toujours plus loin, plus fort, plus vite, jusqu’au bout de l’extrême limite, Gauliard Tour vous l’a promis, Gauliard Tour le fait ! Ce soir, c’est camping à 4300m ! Je vous raconte même pas comment ça m’enchante…

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Bref, en attendant, il fait beau, il fait chaud et Willy impose un rythme d’enfer que votre serviteuse s’oblige à suivre pour ne pas avoir l’air d’être sous-entraînée. Sauf sur le dernier kilomètre où, là, je décroche… Mais peu importe, on arrive au camp en 3 heures. On est super fiers de nous. Et personne n’a mal à la tête, on est trop bien acclimatés, l’altitude ne nous fait plus rien, demain, on va le bouffer tout cru l’Ishinca ! Et justement, en parlant de bouffer, il est temps de monter les tentes pendant que Willy et Pablo nous préparent un petit goûter… Et il fait bon se réchauffer avec un grand bol de thé autour du réchaud où Willy enchaîne aussitôt avec la préparation du dîner.

Pendant que la soupe mijote, Willy vérifie notre équipement pour le lendemain. Chaussures, crampons, harnais, piolet… tout y passe. Faut dire qu’il vaudrait mieux pas s’apercevoir arrivé au pied du glacier qu’il manque un crampon…

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C’est là que Willy nous annonce la bonne nouvelle. Demain, c’est lever à 1h (oui, 1h, vous avez bien lu), petit déj à 1h30 et départ à 2h… C’est qu’il y a pas loin de 3 heures de marche d’approche (comprenez, avant d’arriver au glacier proprement dit) puis au moins 3 heures sur le glacier pour arriver au sommet. Youpi… Du coup, après avoir vérifié une dernière fois qu’on a bien tout mis dans nos sacs, on dîne et on se couche avec les poules.

Ce qui devait arriver arriva. Malgré tous les vêtements techniques et le soi-disant super duvet en plume d’oie du Canada, je me suis gelée toute la nuit (enfin… toute la nuit. Ça s’est arrêté à 1h mais quand même, je me suis gelée…). Et les ennuis ne faisaient que commencer.

En se retrouvant autour de nos bols d’avoine bouillie (y paraît qu’il y a rien de mieux avant d’aller se flinguer sur un glacier…), Benoit nous annonce que son dîner a refusé de rester au fond de son estomac cette nuit. Et que malgré tout, ça va pas mieux mais qu’il tente l’ascension quand même. A l’heure dite, lampe frontale vissée sur la tête, notre petite troupe se met en branle. Au bout de 30 minutes, on peut clairement dire que 2 groupes se forment. En tête, sautillant dans le chemin et motivés à bloc, Willy, Bob et moi. Et plus loin derrière, à bout de souffle et le bide en vrac, Anne et Benoit. Et Pablo qui ne peut décemment pas les laisser tomber. Rapidement, il s’avère que Anne aussi se bat avec quelques belles crampes intestinales… On finit par décider de se séparer officiellement : nous, on avance (jusqu’où, on ne sait pas encore) et eux, ils vont jusque là où ils peuvent. La marche d’approche durera finalement près de 4 heures (on atteint le glacier au moment où le soleil se lève) et la traversée de la moraine dans un pierrier tout ce qu’il y a de plus glissant entamera sérieusement mon capital essoufflement… Mais ça y est, on y est, on est à 5000m et Willy fixe nos crampons, nous encorde, et nous voilà à escalader un premier mur de neige. Au bout d’une heure à grimper dans des couloirs tous plus raides les uns que les autres, mes poumons m’abandonnent : plus moyen de retrouver son souffle, je surventile comme pas permis, je m’arrête tous les 10 pas obligeant toute la cordée à suivre mon rythme de sénateur… Là, ça ne se joue plus au physique, ça n’est plus que de la volonté. Et la volonté me fera encore grimper jusqu’au col suivant mais pas plus loin. On est quand même à 5300m, il ne reste plus grand-chose mais je m’écroule dans la neige et je n’ose même pas penser qu’il va falloir redescendre…

Mais on n’en avait pas fini avec les emmerdes (et je crois que c’est vraiment le cas de le dire…). Bob décide alors de tenter le tout pour le tout et part avec Willy à l’assaut des derniers mètres pendant que je m’endors comme une masse pendant plus d’une heure. C’était la tentative de trop. Sachez simplement qu’aucun des membres de Gauliard Tour n’a pu atteindre le sommet de ce foutu glacier ! Qu’on a cramé tout ce qu’on avait. Et que la redescente ne fût qu’un long cauchemar le long duquel nous nous arrêtions toutes les 20 minutes pour diverses raisons. La bienséance m’empêche de vous donner les détails scatologiques de cette histoire… Bilan : une étape de plus de 12 heures sans quasiment rien manger (de toute façon, on peut pas dire que ça nous réussissait vraiment), en s’écroulant le long du chemin pour des siestes inopinées et une consommation de papier toilette dépassant toutes les estimations de Willy… qui lui, est resté stoïque du début à la fin, ne faisant même pas semblant d’être essoufflé ni même vaguement fatigué. Il nous serait resté un tout petit plus de force, on l’aurait étranglé…

En revenant au camp vers 15h, Pablo nous confirme ce qu’on pensait depuis un moment : Anne et Benoit sont malades et ont abandonné bien avant d’arriver au glacier. Ils dorment. Et on tarde pas à faire pareil. Etonnamment, je semble beaucoup moins atteinte que les autres par cette intoxication mystérieuse. Mais l’état de Bob s’aggrave et les autres ne sont pas bien vaillants. On se met à soupçonner l’eau de la rivière probablement pas assez bouillie ou peut-être les escalopes de poulet qu’on a mangées la veille. Quoi qu’il en soit, on est bientôt à court de médicaments. Et une autre nuit sous la tente devient inenvisageable. On trouve alors une chambre au refuge du camp (oui parce que quand on a fini de jouer les warriors, on peut aussi dormir dans un vrai lit sous un vrai toit… sans chauffage certes, mais c’est mieux que rien). La nuit sera agitée.

Le lendemain matin, la mission est simple. On doit redescendre et rentrer sur Huaraz. La jeep nous attend là où elle nous a laissés, le sentier est facile, notre seul objectif est d’arriver là-bas sains et saufs. Willy nous laisse partir devant et démonte le camp avec Pablo. A la vitesse à laquelle on avance, aucune chance qu’on le sème de toute façon… On a mis 3 heures pour monter, on mettra plus de 5 heures pour redescendre… Et le trajet jusqu’à Huaraz sera une épreuve de plus. Mais on finit par échouer, littéralement, à l’hôtel où on prend une chambre juste pour l’après-midi. Après une bonne douche, on commence à ressusciter. On arrive même à se faire à dîner. Bon, on est au régime riz-coca-banane mais la situation commence à s’améliorer. Et puis de toute façon, y a pas le choix : ce soir, on a un bus pour Lima.

Moralité : on en a chié (et sans mauvais jeu de mots…) et pas sûr que même sans cette saleté de turista (oui, le mot est lâché, après 9 mois de bons et loyaux services, mon estomac en kevlar a capitulé…) on aurait réussi à planter notre drapeau au sommet de cette foutue montagne. Mais on n’a pas dit notre dernier mot ! Un jour, Gauliard Tour reviendra, sur-entraîné, sur-motivé et bien décidé à prendre sa revanche. On a perdu une bataille, on n’a pas perdu la guerre. L’Ishinca n’a qu’à bien se tenir…

Photos ici.

Huaraz

Après une nuit en bus plutôt honorable (ne serait-ce un certain piment qui s’est rappelé à notre bon souvenir…), on arrive donc à Huaraz à 6h du matin. Il fait jour mais la ville n’est pas encore réveillée. Notre première mission est de se trouver un hôtel. On avait repéré une bonne adresse dans le Lonely alors confiants et avec l’envie de prendre une bonne douche, il a beau être à peine 6h30, on sonne. Pas de bol, c’est plein. On ne nous ouvre même pas la porte. On tente 2 autres adresses juste à côté mais les tarifs nous semblent vraiment exorbitants et c’est nous qui nous excusons d’avoir réveillé les réceptionnistes de si bon matin. Et puis, à tout hasard, on sonne à l’Olaza Bed & Breakfast. Sûrement pas moins cher que les autres mais le petit déj est inclus et la terrasse sur le toit achève de nous convaincre. Du coup, on pose enfin nos paquetages et on profite du soleil en dévorant nos banana pancakes. Pour un peu, on passerait bien les 4 prochains jours là, à lézarder en regardant les sommets enneigés qui nous entourent.

Parce que oui, mesdames et messieurs, nous y voilà, nous sommes en plein cœur de la Cordillera Blanca. Blanca parce que ses sommets sont pour la plupart à plus de 5000m et restent enneigés toute l’année. Et c’est bien pour ça qu’on est là. On a décidé de se mesurer à l’un de ces sommets. Lequel ? On sait pas encore. Tout ce qu’on sait, c’est qu’on veut grimper très haut, chausser les crampons et essayer de pas trop se faire mal. Essayer…

Après avoir bien traîner au petit déj, on se met en quête de trouver une agence pour organiser notre expédition. On doit pas traîner, on pourrait partir dès lendemain, faut être efficace. Le patron de l’Olaza nous fait rencontrer une première agence qui nous propose plusieurs options mais à plus de 100$ par jour et par personne, c’est un peu trop cher à notre goût. Comme Gauliard Tour ne fait jamais les choses à moitié, Anne avait contacté d’autres agences avant de partir. Les tarifs étaient aussi prohibitifs mais on se dit qu’en étant sur place, on devrait pouvoir avoir quelque chose de plus raisonnable. Bref, je vous passe les détails parce qu’il faut penser à tout (l’équipement pour le glacier, les tentes, les tapis de sol, les duvets, le guide, l’assistant du guide, les mules pour trimballer le tout… pfiou ! rien que de faire la liste, moi, je suis déjà épuisée) mais notre choix finit par se porter sur l’agence Monttrek qui nous propose de grimper l’Ishinca en 3 jours pour 270$ par personne tout inclus. Pas donné mais l’agence a l’air sérieuse et l’Ishinca, officiellement, fait partie des sommets « faciles » à 5530m, que même les débutants peuvent y arriver puisqu’il n’y a pas besoin de faire de l’escalade sur le glacier mais seulement de marcher. En plus, comme c’est en 3 jours, ça nous laisse le temps de faire une marche d’acclimatation avant, bref, sur le papier, c’est parfait. La suite des évènements nous prouvera une fois de plus qu’il ne faut jamais vendre la peau de l’ours…

En attendant, on est ravis, on a bouclé notre affaire avant midi et on va faire quelques courses pour les prochains jours. La ville n’est pas folichonne et on a un peu de mal à trouver de quoi se faire un vrai pique-nique mais on finit par dévaliser une pasteleria dans la vitrine de laquelle se battaient quelques empañadas. Après le déjeuner, on se dit qu’on irait bien se balader un peu dans les environs histoire de se mettre en jambes. On passe donc à l’office de tourisme pour savoir de quel côté c’est le plus sympa. Sauf que là, c’est la douche froide. Non, c’est pas vraiment conseillé de se balader dans le coin surtout l’après-midi, c’est même pas recommandé du tout, on pourrait se faire agresser… La gentille madame de l’office de tourisme qui ne veut surtout pas qu’on la rende responsable si elle nous dit d’aller quelque part et que ça tourne mal, finit quand même par nous indiquer un point de vue et une pisciculture qu’on peut aller voir sans risquer notre vie. Wow… sympa… c’est bien la première fois qu’on nous met en garde comme ça et c’est d’autant plus surprenant que Huaraz n’est pas franchement réputée pour être une ville dangereuse. Alors bon, on prend la direction de la pisciculture (qu’on ne visitera pas, c’est tout pourri, on peut très bien s’en rendre compte en jetant un œil par-dessus les clôtures) puis on grimpe dans la direction qui nous a été indiquée pour aller contempler la ville d’en-haut. Sauf qu’on ne trouvera jamais le point de vue et qu’une ville en béton coincée au fond d’une cuvette… ça n’a rien de bien excitant. Bref, on redescend en ville où, après nous être mis d’accord sur le menu du soir, on retourne faire un tour au marché. Ce soir, c’est caldo de gallina. Soupe de poule, pour ceux qui ne sont pas bilingues espagnol. Un peu à notre façon mais la vendeuse de légumes nous aide bien et on finit par dégotter un poulet qui n’a pas l’air d’avoir passé la journée à se faire suçoter par les mouches.

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Le lendemain matin, le réveil sonne à 5h. Aujourd’hui, on va à la Laguna 69. C’est une des marches d’acclimatation qu’on nous a conseillées et il paraît que la laguna est magnifique alors comme on n’est pas là pour enfiler des perles… Normalement on a 3 heures de route pour aller au point de départ de la balade situé à 3900m d’altitude. De là, on doit grimper jusqu’à la laguna, elle-même à 4650m, et revenir à notre point de départ où le minibus nous ramène à Huaraz. Officiellement, on nous laisse 5 heures pour faire l’aller-retour. Sauf que là, ça démarre très fort. Notre chauffeur est passé nous voir la veille pour nous dire qu’il avançait l’heure du départ d’une demi-heure. Pas de problème ! Si ça nous laisse plus de temps pour profiter du paysage, on est d’accord. Du coup, à 5h30 pétantes, on est sur le bord du trottoir à attendre… Attendre… Le minibus arrive enfin et nous voilà partis à faire la tournée des hôtels pour récupérer les randonneurs du jour. Sauf que Pedro, notre chauffeur, est tout nouveau en ville. En tout cas, il doit l’être vu qu’il tourne, tourne et retourne en cherchant chaque hôtel. Moralité… on ne quitte la ville qu’à 7h… Et entre l’arrête petit déj, l’arrêt « Achète ton ticket d’entrée au parc national » et le fait que Pedro est aussi à l’aise à conduire sur la piste qu’à trouver des hôtels au petit matin, on arrive à destination à 11h et je suis à 2 doigts de l’étrangler…

Le point de départ de la balade est en fait le camp de base du Pisco, le sommet le plus populaire du coin qui culmine à 5752m. On traverse donc le camp en slalomant entre les tentes des cinglés qui ont débuté l’ascension au milieu de la nuit et les mules qui broutent tranquillement. Le soleil a beau pointer haut dans le ciel, il fait bien frais et l’altitude nous met rapidement à bout de souffle. Pour autant, on ne se laisse pas démonter et on atteint la fameuse laguna en un peu plus de 2 heures. Et ça vaut le coup…

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En plus, au moment où on arrive, les nuages qui cachaient les sommets s’écartent, le soleil fait éclater le bleu de la lagune et on s’offre une pause pique-nique dans un décor plus qu’impressionnant. Un guide qui se trouvait là avec une équipe de foot nous confirme qu’on a vraiment fait une bonne marche, que c’est parfait avant d’aller à l’Ishinca et que ça va vraiment être du gâteau. Mouais… ça fait plaisir mais ne nous emballons pas. On reste là, allongés devant la lagune un bon moment puis on entame la redescente en se disant que Pedro va râler parce qu’on va être en retard… Mais heureusement, on est loin d’être les derniers. Et comme de toute façon, Pedro ne conduit pas mieux que le matin, on est de retour à Huaraz à 19h passés.

Tout juste le temps de prendre une bonne douche chaude, de jeter une poignée de pâtes dans notre reste de caldo de gallina et hop ! tout le monde au lit ! Demain, on attaque les choses sérieuses…

Photos ici.

Gauliard Tour in Perù !!

En ce lundi matin mon réveil sonne à 3h45. Mais pourquoi ? Et bien parce qu’à 4h15, je dois prendre le taxi pour aller à l’aéroport. Mais pour quoi faire ? Et bien pour aller accueillir comme il se doit Gauliard Tour qui débarque à Lima à 5h. Oui, effectivement, on n’a pas idée de prendre un vol qui arrive à 5h du matin…

Et ouiiiii ! Pour la première fois dans son histoire, Gauliard Tour s’exporte ! Bon, la logistique n’est pas encore complètement au point, le décalage horaire n’est pas encore complètement maîtrisé et le passage de la douane leur prend près d’une heure mais les voilà !! Gauliard Tour me rejoint au Pérou pour 3 semaines et on n’est pas là pour enfiler les perles.

Dans le Metropolitana - Lima

Dans le Metropolitana – Lima

D’ailleurs, à peine le temps d’avaler un café au Starbucks de l’aéroport, Jaime vient nous chercher. Jaime, c’est un contact d’Anne qui fait du business avec des asperges. Comme il est très sympa, il nous consacre sa journée et va nous emmener manger, visiter une plantation d’asperges et de clémentines où on fait aussi des tests de dynamite (oui, on peut tout faire dans le même champ, c’est pas un problème), visiter une usine de conditionnement d’asperges et d’avocat, manger, et nous ramener à la maison. Jaime, il est rigolo. Il passe son temps au téléphone, à acheter, expédier et vendre des asperges en même temps qu’il conduit d’une main à 160km/h et il boit de l’Inca Cola avec son ceviche. En tout cas, grâce à lui, on découvre que l’asperge est une spécialité du pays et mettre les asperges en bottes, c’est un métier.

Jaime, il a vécu dans le sud de la France quand il était jeune (il est pas très vieux, hein, il a 40 ans et du coup, il parle français, ça aide), puis il est retourné au Pérou, il a flairé le bon filon des asperges (parce que les Péruviens, eux, ils en mangent pas des asperges, ils les font pousser seulement) et il est devenu trafiquant d’asperges. Il nous raconte le Pérou d’il y a 20 ans, l’inflation galopante, le terrorisme, le Sentier Lumineux, comment l’industrie agro-alimentaire essaye aujourd’hui de se placer comme exemple au niveau mondial, et pourquoi on n’envoie pas les asperges par avion à l’autre bout du monde. On rigole bien, ça change des visites habituelles de musées et moi, ça me permet de me rappeler comment on met une blouse et une charlotte… souvenir, souvenir…

Bref, pour fêter l’arrivée de Gauliard Tour à Lima, le soir, on s’est fait un dîner de rois : saucisson fraîchement importé sous le manteau, camembert coulant à souhait et un peu d’avocat pour donner une touche exotique à tout ça… que du bonheur !

Le lendemain matin, on est allés visiter le centre (enfin re-visité en ce qui me concerne) de la ville et papoter avec les gardes qui s’ennuient devant le Palais du Gouverneur.

Devant le Palais du Gouverneur - Lima

Devant le Palais du Gouverneur – Lima

Puis, comme j’en n’avais pas encore marre du Punto Azul, on est allé manger des fruits de mer accompagnés d’une délicieuse plâtrée de riz. Et à force de traînasser, traînasser et traînasser encore, on a bien failli pas trouver de bus pour nous emmener à Paracas. Oui. Parce que Lima c’est bien mais pas tant que ça non plus. Alors on n’y a pas trop traîné et après avoir écumé les compagnies de bus, on a fini par en trouver une qui nous a conduit à Paracas, quelques 3 heures et 270kms plus au sud le long de la côte.

Et qu’allaient-ils donc faire à Paracas ? Ça, c’est l’histoire de demain…

Photos ici.

Training programm dans les Pyrénées

Ceux qui me connaissent le savent… je m’inflige tous les ans une petite randonnée pour justifier le fait que je ne fous rien et que je me vautre dans mon canapé tout le reste de l’année… Et quand vraiment je suis prise de flemmite aigüe et que je veux impressionner mon monde, j’interromps la balade par un petit tour en hélico et je finis la semaine à béquilles…

En général, pendant cette fameuse semaine, je me demande ce que je fais là et pourquoi je m’impose ça mais je rempile tous les ans. A croire que les à-côtés ne sont pas si désagréables et que j’aime penser que « JE VAIS MOURIIIIIIIIIIIIIIIIR » et m’apercevoir que finalement… non.

Cette année, direction les Pyrénées (une première en ce qui me concerne) !
Au fil des années, la liste des randonneurs s’allonge et pour cette édition, on atteint des effectifs de colonie de vacances avec 9 participants dont 3 tout nouveaux adhérents ! Ils ne savent pas dans quoi ils s’engagent..  les pauvres ! Après moults débats sur les moyens de se rejoindre à l’autre bout de la France et le nombre de tablettes de chocolat à inscrire sur la liste des courses, nous nous sommes donc retrouvés un samedi soir, au gîte de Mounicou, à refaire le monde en attendant de sentir les picotements des premières ampoules… Le programme ? Une variante du Tour des 3 Nations en Haute Ariège avec passage en Andorre et en Espagne, le tout agrémenté d’une nuit en bivouac au milieu d’un troupeau de vaches juste pour le challenge.

Alors cette rando de ouf-malade, à quoi ça ressemble ?
Et bah tout d’abord à ça…

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et puis aussi à ça…

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et encore à ça…

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et parfois même à ça…

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et puis surtout à ça…

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et enfin à ça…

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et à ça…

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c’est pas joli m’dame ?
Et ouais… dans les Pyrénées, il fait beau et y a des lacs… étonnant non ?

Et grâce à Gauliard-Tour et associés, ce fut une magnifique semaine pleine de rebondissements (ah bon ? on a grimpé 1800 mètres aujourd’hui ? on croyait que c’était 1500… oups ! on savait pas…), d’odeurs… inattendues (tiens… y aurait-il un rat crevé dans la douche ?), de menus équilibrés et variés (qui veut du pâté ? du saucisson ? de la saucisse ? de la rillette ?), de petits désagréments en tout genre (quelqu’un aurait vu un caillou de taille raisonnable dans les parages ? et merci de dire aux 2 gars qui sont dans le camping-car de ne pas regarder de mon côté…), de petites douleurs lancinantes (mais qui a planté des poignards dans mes cuisses ? et dans mes genoux ?) mais surtout de bonnes tranches de rire et quelque part, une certaine fierté à avoir réussi à survivre à cette chouette semaine !!

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Merci qui ?

MERCI GAULIARD TOUR !!!

Au fait, ne vous inquiétez pas, juste au cas où, j’ai pris une assurance voyage incluant les balades en hélicoptères… on ne sait jamais !

Pour plus de photos, c’est par ici.