Finalement, Mumbai…

C’est pas si mal…

J’ai donc exploré cette immense cité un peu impressionnante à pieds malgré l’insistance des chauffeurs de taxi (oui parce qu’à Mumbai, y a pas de tuk-tuks en centre-ville, allez savoir pourquoi et non, ce n’est pas pour diminuer la pollution sonore…) et à l’heure où j’écris ces lignes, ils me le font payer (mes pieds). Genre sévèrement. Mais passons ! D’abord, c’est déjà la 3ème fois que je mets les pieds dans cette ville (décidément). Bon les 2 premières fois c’était juste en transit à l’aéroport mais quand même ! Je me permets donc d’asséner une bonne grosse généralité : à Mumbai, il fait toujours gris. Pas genre il va pleuvoir (quoique ça doit bien arriver entre juillet et septembre) mais plutôt genre c’est tellement pollué qu’on ne voit jamais le soleil et qu’on ne fait pas d’ombre sur les trottoirs. Déconcertant quand on vient de passer 1 mois sous un ciel bleu fluo sans voir un nuage… Mais rassurez-vous, il fait quand même 38°C…

J’ai donc démarré ma balade par le sud de la ville où se concentre le gros des activités économiques et culturelles et tous les jolis bâtiments néo-gothiques ex-coloniaux et tutti quanti qui bordent les grandes artères. Par moment, je me serais cru rue de Rivoli avec toutes les arcades le long de la rue ou boulevard Haussmann le long des grands magasins. Bon évidemment, la comparaison ne tient pas compte de l’état du trottoir, ce que je ne faisais pas une seconde puisque je marchais le nez en l’air et l’œil dans le viseur de l’appareil photo. Comme quoi je n’apprends pas grand-chose de mes erreurs : TOUJOURS GARDER UN ŒIL LÀ OÙ ON MET LES PIEDS !!! Parce que, bien sûr, ça n’a pas loupé, j’ai délicatement posé mon pied gauche dans une bouse… OK, ça porte chance mais là, c’est bon, j’ai de la chance pour les 3 000 ans à venir ! En plus c’est dingue, j’ai vu une seule vache en 2 jours (ou 2 mais franchement rien à voir avec la densité de population bovine citadine rencontrée jusqu’à maintenant !). Bref… j’ai donc arpenté la ville en long, en large et en travers et je suis même passée par Central Park (OK, c’est pas Central Park, c’est 100 fois plus petit mais même principe, les gens s’y retrouvent pour pique-niquer et faire du sport, jouer au cricket en l’occurrence).

Ah, j’ai oublié de vous dire qu’on est dimanche et qu’est-ce qu’on fait le dimanche ? On va au ciné et à la plage. Et oui ! Et puis on est quand même dans la capitale du cinéma indien ! Bollywood les gars ! Ce sont eux qui ont inventé les films qui durent 3 heures avec un script de 4 lignes et des acteurs qui dansent et qui chantent sans arrêt avec des chorégraphies dignes de la Star’Ac. Le tout avec un réalisme à toute épreuve. Bien sûr.

Je suis donc allée voir un film en hindi quoi s’appelle Student of The Year. Oui, je sais, ça laisse rêveur… Pour ceux qui connaissent (et je sais que vous êtes nombreux même si vous n’osez pas l’avouer), c’est dans le genre de Elle Est Trop Bien. Voui, voui, voui… L’histoire c’est donc : 2 copains de lycée qui sont amoureux de la même fille (mais y en a un qui-lui-a-pas-dit-et-qui-est-le-confident-du-couple-et-qui-souffre-en-silence, c’est bien plus dramatique) et qui se retrouvent à se battre pour gagner le titre de « Student of The Year ». On croit que ça va mal finir parce que celui-qui-souffre-en-silence finit par embrasser la fille et comme par hasard celui-qui-est-officiellement-le-boyfriend passait devant la porte à ce moment-là… MAIS… heureusement, ils se réconcilient à la fin parce qu’on ne laisse pas une histoire de filles séparer les meilleurs amis du monde. Si c’est pas bô… J’ai encore failli pleurer… Mais le plus drôle (à part les innombrables scènes de danse) c’est le nombre de gros plans sur les corps de ces 2 très très charmants acteurs (si, il faut le dire, ils sont tout à fait délicieux). Parce que comme le réalisateur ne peut pas faire de gros plans sur les filles (nan, c’est pas bien, bouh !), il se venge sur les mecs. Honnêtement, on se serait cru dans une pub Tahiti version testostérone.

Ou alors, le réalisateur était gay. Au choix !

Après ce divertissant intermède, j’ai repris ma balade et je suis allée à la plage. Quand je serai grande, j’habiterai dans une ville où il y a la plage, c’est trop la classe. Et Paris-plage ça compte pas.

Et comme LE truc à faire à Mumbai, c’est de manger une glace dans un café le long de la plage, je me suis pas laissée abattre. Alors accrochez-vous, voici le avant / après (comptez 12 minutes entre avant et après) :

IMG_1358

Avant…

IMG_1359

Après !

J’étais bien obligée de rentrer à pieds après ça… Je suis donc allée admirer le coucher de soleil sur le front de mer (… euh, correction : j’ai regardé le ciel gris s’assombrir progressivement…) et c’est là que je me suis perdue… NDLR : ne pas compter sur les cartes du Lonely Planet qui ne représentent que des micro-portions de quartiers et ne pas compter sur les autochtones qui ne connaissent pas les noms des rues même si c’est celui de la rue d’à-côté… D’où quelques kilomètres superflus en tongs (oui, ça se compte en kilomètres et non, je ne suis pas marseillaise, pas cette fois) et des orteils qui hurlent à la mort…

Le lendemain, direction Mahalaxmi Dhobi Ghat, the largest outdoor laundromat of the world ! Impressionnant : des centaines de blanchisseurs battent du linge en plein air. Il paraît que près de 80% du linge de la ville passe ici. Ensuite un petit tour dans une mosquée posée sur la mer (enfin « posée »… à marée haute, ils essaient de nous faire croire qu’elle est posée mais à marée basse, le petit chemin qui mène jusqu’à l’entrée ressemble plutôt à la Cour des Miracles (et kicéka pas de bras ? Et kicéka pas de jambe ? Et kicéka pas d’yeux ? Et kicéka aucun des trois ?) ! Et puis pour finir, encore une bonne balade le long de la mer d’Oman avant de monter dans le bus, direction Goa pour une bonne semaine de feignasserie sur la plage. 13 heures de bus quand même…

Oups, j’ai oublié de dire que j’ai relevé la 1ère manche du défi culinaire : manger un Mc Do caractéristique de chaque pays. Et un Mac Chicken Maharaja, un ! (Honnêtement ? C’est pas terrible…)

Moralité, Mumbai, c’est pas si horrible que ça. La misère, la pauvreté, je pensais me les prendre en pleine face puissance 1000 mais en fait, c’est pas pire qu’ailleurs. Les enfants qui essayent de te vendre des barrettes de cheveux multicolores sont peut-être un peu plus nombreux et un peu plus insistants qu’ailleurs mais rien qui m’ait renversé le cœur.

Mumbai, ça peut même être franchement sympathique le dimanche devant une bonne glace.

PS : En relisant ce dernier paragraphe, je me dis que je frôle le politiquement incorrect. Ce blog est tout à fait subjectif et ne tient compte exclusivement que de MON avis. Je sais que certains sont particulièrement impressionnés par ce qu’ils voient en Inde et je ne remets pas en question leur émotion. Je n’ai simplement pas été confrontée à des situations très choquantes jusqu’à maintenant.

Photos ici.

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