Julleyyyyyyyyy !

Quand j’ai officiellement annoncé que je partais faire ce voyage, un de mes frères m’a dit « Tu peux arrêter de te laver, c’est bon. » Il ne croyait pas si bien dire… ma dernière douche remonte à 4 jours. Ben oui mais bon, dans la montagne, les douches (chaudes de surcroît) ne sont pas légions ! Vous constaterez que je suis beaucoup plus conciliante dans l’Himalaya que dans les Pyrénées…

Je suis donc partie dans la vallée de Sham pour enchaîner les cols à plus de 3800 mètres en compagnie de Guonzan, ma guide, pendant 4 jours d’affilée et pour le plaisir s’il vous plaît !

Tiens, d’ailleurs, pour ceux qui se demandent si la crème « anti-ampoules » est efficace, je confirme : j’en avais pas et paf ! une belle ampoule au bout de 2 jours au talon gauche !

Pendant ces 4 jours, nous avons dormi dans des homestays. En guise de chambre, des matelas posés au sol et pour la salle de bain ce sera des toilettes sèches au fond du jardin, merci !

Bon, je vais pas vous raconter par le détail les noms des microscopiques patelins qu’on a traversés, mais retenons plutôt que au Ladakh, il y fait peut-être froid la nuit mais les gens sont tellement gentils et chaleureux qu’on aurait presqu’envie de passer l’hiver au coin du poêle avec eux. Et puis, j’ai appris à faire du shitaki (rien à voir avec le shitaké), des mo-mos, des chappattis, à compter jusqu’à 5 en ladakhi, à danser ladakhi, à faire sécher des bouses de vache pour alimenter le feu… bref, je suis une Ladakhie accomplie ! D’ailleurs, tout le monde me disait que je ressemblais à une Ladakhie, j’envisage donc une reconversion dès la fin de ce voyage ! (… enfin pas complètement quand même parce que la température descend jusqu’à -35°C et qu’à part le poêle, y a pas de chauffage). Et puis avec les 5 mots de vocabulaire que j’ai appris, c’est du tout cuit ! Julleyyyyyy !! (en insistant bien sur le « eyyyyyyyyy »… ça veut dire à la fois « Bonjour », « Au revoir », « Merci » et « S’il vous plaît », c’est très pratique…)

Je plaisante : la vie dans la montagne, c’est franchement pas une sinécure… Y a pas l’eau courante (faut aller la chercher à la rivière et des fois, c’est pas tout près), y a pas l’électricité courante (ça va, ça vient, on sait jamais quand ça marche) mais… le gouvernement fournit des panneaux solaires si on en fait la demande (je dis ça pour « le monde du solaire »…), on mange la même chose matin, midi et soir, été comme hiver, on se gèle les fesses dès que le soleil passe derrière la montagne d’à côté et les routes sont purement et simplement bloquées du 1er décembre au 15 mars si on est chanceux…

Alors, bien sûr, la communication n’a pas toujours été facile puisque nos hôtes ne parlent jamais un mot d’anglais et que Guonzan étant trainee guide, elle était pas encore tout à fait opérationnelle en traduction mais on s’est payé de bonnes tranches de rire. Et puis ça a aussi été l’occasion rencontrer L., anglaise d’origine bengladeshi et prof d’histoire en Australie, accompagnée de sa guide et avec qui nous avons passé une très chouette soirée à jouer au pouilleux massacreur…

Et puis le trek en lui-même n’était pas hyper palpitant. Mais rien que pour pouvoir en faire baver certains en disant « J’ai passé 8 cols à plus de 3800 mètres en 3 jours »… ça valait le coup !

La prochaine fois, c’est sûr, je prévois 4 semaines, et je me le paye, le K2 (et pas du fond d’un canapé…) !!

En attendant, retour à Leh, je refais mon sac pour la 50ème fois en 3 semaines et direction le Rajasthan !!

Photos ici.

J-3…

AAAAAAAAAAAh !! Ca y est, cette fois, c’est panique à bord, l’échéance approche à grands pas !!
Déjà, j’arrête pas de dire « au revoir » à plein de gens et parfois c’est un peu triste quand même… Et puis des fois dans la vie, y a quand même des trucs qui arrivent pas, mais alors vraiment pas, au bon moment…

J’entends les mauvaises langues qui disent : « Mouais… bah t’es pas bien réactive ma grande… depuis le temps que tu nous pompes l’air avec ton tour du monde, il serait peut-être temps de te rendre compte de ce que qui va se passer !! »

Bon en tout cas, les choses les plus importantes sont faites : j’ai un polisseur à ongles, j’ai porté une dernière fois des chaussures très très jolies qui font très très mal aux pieds, j’ai visité Limoges, j’ai créé au moins 12 playlists sur mon iPod, j’ai changé 14 fois d’avis concernant la taille idéale du petit sac à dos et ma collection de vomi-bags s’enrichit… Comme qui dirait, je suis prête !

Let’s go fillette !!!

Et une Greek salad, une !

Pfiou ! Pour finir l’été (enfin l’été… ça dépend de quel côté de l’équateur on se place) en beauté, nous voici partis pour une petite semaine en Grèce, à Nauplie.

Premier choc après l’Islande : la température !! OK, on crève de chaud, il fait 28°C à 9H et la température monte jusqu’à 37°C l’après-midi mais ça vous donne une bonne excuse pour aller à la plage : « Dites donc, et si on allait se baigner ? Parce que là, il fait vraiment trop chaud pour aller contempler des vieilles pierres, non ? » Une vraie température de vacances quoi ! Quand vous ne laissez que 24 heures à votre organisme pour encaisser 30°C d’amplitude thermique, il réagit laborieusement… Heureusement, au bout de 24 à 48 heures, on est déjà tout à fait adapté : « Dites donc, on arrête la clim, j’ai un petit frais, il fait QUE 29°C… »Pour ceux qui ne connaitraient pas Nauplie, c’est ici :

Un peu d’Histoire : « A 12 km au sud-est d’Argos sur le golfe Argolique, Nauplie fut la première capitale de la Grèce après l’Indépendance mais doit sa renommée à son port très actif depuis l’Âge de Bronze. Une position aussi stratégique fait des envieux, et trois forteresses ne sont pas de trop pour la défendre : Palamède, la plus grande et la plus massive ; Acronauplia, plus modeste et enfin Bourzi, un fort miniature sur son îlot, à l’ouest de la vieille ville. Avec son petit port dominé par la citadelle Palamède, la ville se classe parmi les plus jolies de Grèce. Les visiteurs étrangers mais aussi les Athéniens en week-end viennent de plus en plus nombreux déambuler dans les rues étroites de la vieille ville, charmés par d’élégantes demeures vénitiennes ou néoclassiques aux balcons chargés de fleurs ou attirés par des musées qu’il serait dommage de manquer (NDLR : euh… on les a allégrement manqués et franchement, ça ne nous a pas empêchés de dormir). »

J’avais découvert cette petite station balnéaire lors de mon précédent voyage en Grèce en 2008 : c’était un point de chute idéal entre deux visites de « cailloux cassés ». Les ruelles piétonnes de la vieille ville, la vue sur la baie depuis la citadelle et les lumières du matin sur le port m’avaient laissé un chouette souvenir. J’ai donc dégoté une location sur les hauteurs derrière Nauplie nous convenant parfaitement : 56m², 2 chambres, une terrasse de 60m² avec vue sur la citadelle et surtout… un climatiseur !!

Cette fois, l’objectif était bien de se culturer un petit peu mais aussi de profiter et des belles plages de l’Argolide et de la mer à 28°C… Bon, côté culture, les cailloux cassés sont toujours cassés mais je dois avouer que certains sont toujours aussi impressionnants et le côté farniente a tenu toutes ses promesses !! Nous avons découvert des petites plages magnifiques près de villages de pêcheurs bien éloignés des circuits touristiques classiques et nous avons barboté des heures dans une eau chaude et transparente à souhait (ça, c’est pour le côté sportif) ! En fin de journée, après nous être empiffrés avoir dégustés pléthore de spécialités locales, nous allions admirer les yachts et les voiliers amarrés dans le port en rêvant de gagner à Euromillions

La bonne surprise du voyage c’est la découverte des plages grecques. L’Argolide compte pas mal de plages de galets. C’est joli, ça colle pas aux pieds mais ça fait mal et on a l’air d’une sacrée gourdiche quand on essaye de sortir de l’eau. En plus, on ne peut pas faire la crêpe sur sa serviette au soleil parce que 1/ il fait vraiment beaucoup trop chaud, 2/ si les galets, ça fait mal aux pieds, ça fait aussi mal aux fesses. Donc… nos amis grecs ont eu la bonne idée de planter sur leurs plages quelques parasols-palmiers de taille fort satisfaisante puisqu’on y tient à 3 sans se tasser et quand le bord de mer est parsemé de tavernes et de cafés, de mettre gratuitement des transats à disposition des feignasses qui viennent se rafraichir… Gra-tui-te-ment… Petit aparté : je dis ça, je dis rien, mais nos amis français de la côte d’Azur pourraient éventuellement s’inspirer du concept parce que quand on ne vous extorque pas 40€ pour 30cm² d’ombre et 2 matelas en mousse moisie sur une plage surbondée, vous avez bien plus envie d’aller dépenser votre fortune au petit restaurant de la plage et vous êtes bien plus sympatique et détendu.

Et à propos des restaurants de plage et d’ailleurs, la semaine fut tout bonnement jouissive d’un point de vue gastronomique. Une fois que vous avez réussi à vous habituer aux horaires grecs (déjeuner à partir de 14H et dîner pas avant 21H), c’est un festival de légumes d’été crus, cuits, frits, en purée, de petits poissons frais grillés, de poulpe, de calamars, de souvlakis de porc, de poulet, de yaourt au miel et de pastèque. Oui… après l’Islande, la Grèce nous a semblé un pays de Cocagne… Le service est sans chichi mais les petites tavernes les pieds dans l’eau sont légions et nous nous sommes vraiment régalés.

Bref, la montagne la Grèce, ça vous gagne et vivement la prochaine occas’ pour aller découvrir un autre petit bout du Péloponnèse !

Pour les photos, c’est par ici.

Velkomin til Íslands !

Après le soleil, la chaleur et les randos de tueur dans les Pyrénées, place au soleil (hum…), à la chaleur (hum hum…) et aux balades de Mickey en Islande !

Première constatation : quand vous faites la queue pour enregistrer votre valise pour l’Islande, tous les gens dans la file d’attente ont des gros sacs à dos et des chaussures de rando aux pieds. Il n’y a bien sûr que votre serviteuse pour se pointer avec son sac à mains en bandoulière et ses petites ballerines en paille…

Bref, dès le décollage, on comprend vite qu’on ne va rien comprendre à ce que racontent les autochtones même en faisant un effort et que la plus grande découverte du voyage ne sera pas gastronomique mais bon, le soleil brille, Reykjavik est une ville plutôt charmante (c’est tout riquiqui !!) et les boutiques sont ouvertes jusqu’à… 22h ! Bon, on se calme, d’abord, c’est QUE à Reykjavik, et ensuite il fait jour jusqu’à… toute la nuit en fait, donc, faut bien s’occuper vu qu’on a l’impression qu’il est 16h alors qu’en fait il est déjà minuit (enfin… la température ne trompe pas, elle).

Petit topo sur l’Islande : c’est grand comme l’Angleterre mais la population est de 320 000 vikings (contre 51 millions de buveurs de thé) concentrés sur les côtes dont 1/3 habitent à Reykjavik. Le reste du pays est constitué de zones totalement inhospitalières comme un désert, des calottes glaciaires, des champs de lave et des plaines sablonneuses agrémentées de geysers, fumerolles et sources chaudes. A l’échelle de la planète, l’Islande est un pays relativement jeune puisque formé lors d’éruptions volcaniques sous-marines il y a à peu près 20 millions d’années. Du coup, l’activité volcanique est encore assez intense et il n’est pas rare que les volcans islandais fassent parler d’eux : dernière éruption en date, le Eyjafjallajökull (qu’on prononce Eya-fia-tla-yo-kutl… si c’est pas mignon…) qui a mis en émoi tous les contrôleurs aériens d’Europe pendant plusieurs semaines en 2010. Les autres trucs typiques d’Islande ? Les pulls en laine qui grattent, les petits macareux avec leur bec orange tout mignon, les baleines, le chauffage quasi-gratuit car produit par la vapeur des sources chaudes géothermiques et les aurores boréales. Pour ceux qui souhaitent en savoir plus, allez-y ou épousez un islandais.

Je reprends… Après une première nuit dans une auberge de jeunesse parfaite (Reykjavik Backpackers : bien située, pas trop chère, propre, douches immenses, eau chaude et pression régulière, colocs discrètes), je me suis hasardée au petit matin dans les rues pour aller jusqu’à la gare routière. Alors à 8h du matin, le soleil est déjà très haut mais les gens sont apparemment encore dans leurs lits… Ma première mission : prendre un bus direction Akureyri, 2ème ville du pays, à 6h de route de là, pour rejoindre mon frère et mes parents qui avaient commencé leur road trip une semaine plus tôt. Six heures et un demi-sandwich à la mayonnaise (une spécialité locale) plus tard, je retrouve donc tout ce petit monde dans le centre-ville d’Akureyri, le soleil est toujours là et après avoir bien profité du confort du car aux trois quarts vide, je me retrouve pliée en 12 sur la banquette arrière d’une Polo, entre 2 valises, 1 sac à dos, 1 glacière et mon frère… Et en route pour l’aventure !!

Et c’est vraiment l’aventure : les routes non goudronnées voire franchement défoncées, les odeurs de soufre qui émanent des jolis lacs bleu fluo (et pas la peine d’ouvrir la fenêtre pour aérer : ça vient de dehors…), la dégustation de spécialités locales (… le jambon d’agneau fumé ?… comment dire…), bref tout un programme !! Heureusement, il y a la mer, les montagnes, les moutons, les macareux, les bébés phoques, les baleines, et encore plein d’autres raisons de venir en Islande.

Et c’est vraiment l’aventure : les routes non goudronnées voire franchement défoncées, les odeurs de soufre qui émanent des jolis lacs bleu fluo (et pas la peine d’ouvrir la fenêtre pour aérer : ça vient de dehors…), la dégustation de spécialités locales (… le jambon d’agneau fumé ?… comment dire…), bref tout un programme !! Heureusement, il y a la mer, les montagnes, les moutons, les macareux, les bébés phoques, les baleines, et encore plein d’autres raisons de venir en Islande.

Les Islandais ont leur façon bien à eux de concevoir le maillage routier (obligés de se taper parfois 60kms de piste pour joindre 2 villages éloignés de 15kms à vol d’oiseau), d’ailleurs, ils doivent avoir honte et ils se planquent parce qu’on en voit nulle part… L’Islande est peuplée de touristes français, espagnols et allemands mais des Islandais… ça doit être une espèce en voie de disparition. Remarque, ils étaient peut-être une dizaine, ils se sont cherchés mais ne se sont jamais trouvés parce que les routes ne se croisaient pas et… hop ! l’extinction de l’espèce ! Des fois, la vie, ça tient à pas grand-chose…

Bref, reprenons ! j’aimerais vous dire que les noms des villages sont poétiques et évocateurs de grandes sagas et de trolls mais le seul nom que j’ai retenu c’est « Bac-à-ordure » (Bakkafjördur en version originale) et franchement, ça fait pas rêver… Non, sérieusement, les noms des patelins sont imprononçables, et en plus chaque ferme isolée est considérée comme étant un village tout entier. Du coup, les petits points sur la carte routière ne sont pas des endroits où vous espérez trouver ravitaillement et présence humaine mais parfois simplement une vieille bâtisse en tôle ondulée entourée d’un troupeau de chevaux. En hiver, y a moyen de se sentir franchement seul… Comme ils sont quand même malins, le réseau internet islandais est un des réseaux les plus développés au monde : quasiment 95% de la population est connectée et heureusement, parce que sinon, beaucoup d’entre eux auraient un ami nommé Wilson

En Islande, on comprend également très vite l’influence que peut avoir la météo sur le moral : d’immenses étendues désertiques à perte de vue et le ciel bleu avec le soleil, ça rend philosophe, contemplatif, voire rêveur… Les mêmes étendues avec le ciel noir et un bon gros crachin… ça fout les boules !! Parce qu’à part se promener et admirer le paysage et les animaux qui se promènent en liberté, faut quand même avouer que les activités sont vite limitées.

D’ailleurs, c’est ce que nous faisons : nous nous baladons dans la toundra à la recherche de colonies de phoques, nous humons avec délice les délicates effluves des boues soufrées qui bouillonnent au fond de trous béants à la surface de la terre autour du lac Myvatn, nous poireautons des heures sur des promontoires à espérer que des couples de macareux pointent le bout de leurs becs (NDLR : ne pas toujours se fier aux indications du Lonely Planet… il n’y a pas de macareux à Borgarfjödur eystri…), nous roulons sur des kilomètres de pistes caillouteuses pour aller manger à la meilleure table du pays (là aussi, un grand moment : on réveille le cuisto pour qu’il nous prépare à déjeuner et on sera les seuls clients de la journée. Raufarhöfn, la ville d’Europe de l’Ouest qui vous rappelle le plus l’ex-URSS…), nous manquons nous faire mordre par un bébé phoque à Husey, nous dévorons des kilos de langoustines pour nous réconcilier avec la gastronomie locale à Höfn, nous roulons à nouveau sur des pistes qui semblent de moins en moins faites pour notre petite voiture de tourisme puisqu’il nous faut traverser des rivières, nous tombons nez à nez avec des icebergs sur la plage à Jökulsarlon, nous nous brûlons les mains dans des petits filets d’eau qui paraissent inoffensifs à Geysir, nous nous détrempons le pantalon aux chutes de Gullfoss, nous nous imprégnons (au sens propre puisqu’il a fallu essorer ses chaussettes en rentrant…) d’histoire locale à Þingvellir, nous goûtons au steak de baleine puis nous nous finissons avec la meilleure mousse au chocolat du pays à Laugarvatn, et enfin, nous nous retrouvons au milieu de la Gay Pride à Reykjavik sous le déluge…

Bon, avouons la vérité, l’Islande, c’est vraiment un très chouette pays à visiter en été, le reste du temps, le climat est insupportable. Les gens sont accueillants et parlent quasiment tous anglais (à tel point que je ne sais toujours pas comment on dit « Bonjour » en islandais), les paysages sont grandioses et magnifiques, les bébés phoques sont kromeugnons, les glaciers sont impressionnants et vous font vous sentir minuscules, les geysers vous font sursauter, les volcans ont des noms imprononçables et surtout vous avez envie de vous appeler Olaf ou Kirsten et de porter un gros pull en laine et la moustache (enfin… pour les Olaf uniquement hein ?).

Pour les photos, c’est par ici.

J-30… mais qu’est ce que j’ai bien pu oublier ?

Alors voilà, J-30 et je me retrouve face à l’éternelle question : mais… qu’est-ce que j’ai bien pu oublier ?
J’ai rayé une à une toutes les lignes de ma TO DO liste mais j’ai la vague impression d’avoir oublié quelque chose… Et puis de toute façon, il est statistiquement impossible que je sois prête avec 1 mois d’avance !!!

Je n’ai toujours pas fait l’essai du remplissage du sac à dos et donc je ne l’ai toujours pas pesé : les bonnes surprises pour la fin… J’ai encore plein de dilemmes impossibles à trancher : vraies baskets ou chaussures de marche légères ? duvet ou pas duvet ? jean ou pas jean ? Bref… je m’en sors pas !

Pour l’instant pas encore de vraie montée d’adrénaline mais quelques bouffées de nostalgie en disant « au revoir » à certains amis et collègues que je ne reverrai pas avant mon départ… C’est vrai que ça commence à faire bizarre…
M’enfin ! Toujours pas la trouille et même plutôt excitée et enthousiaste… Espérons que ça dure le plus longtemps possible !!

Training programm dans les Pyrénées

Ceux qui me connaissent le savent… je m’inflige tous les ans une petite randonnée pour justifier le fait que je ne fous rien et que je me vautre dans mon canapé tout le reste de l’année… Et quand vraiment je suis prise de flemmite aigüe et que je veux impressionner mon monde, j’interromps la balade par un petit tour en hélico et je finis la semaine à béquilles…

En général, pendant cette fameuse semaine, je me demande ce que je fais là et pourquoi je m’impose ça mais je rempile tous les ans. A croire que les à-côtés ne sont pas si désagréables et que j’aime penser que « JE VAIS MOURIIIIIIIIIIIIIIIIR » et m’apercevoir que finalement… non.

Cette année, direction les Pyrénées (une première en ce qui me concerne) !
Au fil des années, la liste des randonneurs s’allonge et pour cette édition, on atteint des effectifs de colonie de vacances avec 9 participants dont 3 tout nouveaux adhérents ! Ils ne savent pas dans quoi ils s’engagent..  les pauvres ! Après moults débats sur les moyens de se rejoindre à l’autre bout de la France et le nombre de tablettes de chocolat à inscrire sur la liste des courses, nous nous sommes donc retrouvés un samedi soir, au gîte de Mounicou, à refaire le monde en attendant de sentir les picotements des premières ampoules… Le programme ? Une variante du Tour des 3 Nations en Haute Ariège avec passage en Andorre et en Espagne, le tout agrémenté d’une nuit en bivouac au milieu d’un troupeau de vaches juste pour le challenge.

Alors cette rando de ouf-malade, à quoi ça ressemble ?
Et bah tout d’abord à ça…

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et puis aussi à ça…

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et encore à ça…

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et parfois même à ça…

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et puis surtout à ça…

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et enfin à ça…

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et à ça…

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c’est pas joli m’dame ?
Et ouais… dans les Pyrénées, il fait beau et y a des lacs… étonnant non ?

Et grâce à Gauliard-Tour et associés, ce fut une magnifique semaine pleine de rebondissements (ah bon ? on a grimpé 1800 mètres aujourd’hui ? on croyait que c’était 1500… oups ! on savait pas…), d’odeurs… inattendues (tiens… y aurait-il un rat crevé dans la douche ?), de menus équilibrés et variés (qui veut du pâté ? du saucisson ? de la saucisse ? de la rillette ?), de petits désagréments en tout genre (quelqu’un aurait vu un caillou de taille raisonnable dans les parages ? et merci de dire aux 2 gars qui sont dans le camping-car de ne pas regarder de mon côté…), de petites douleurs lancinantes (mais qui a planté des poignards dans mes cuisses ? et dans mes genoux ?) mais surtout de bonnes tranches de rire et quelque part, une certaine fierté à avoir réussi à survivre à cette chouette semaine !!

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Merci qui ?

MERCI GAULIARD TOUR !!!

Au fait, ne vous inquiétez pas, juste au cas où, j’ai pris une assurance voyage incluant les balades en hélicoptères… on ne sait jamais !

Pour plus de photos, c’est par ici.

Premières formalités : le visa indien

Ca y est ! Je commence les démarches administratives, les vraies !

J’ai d’abord rempli consciencieusement mon petit formulaire sur le site internet du centre de demande de visa pour l’Inde : tout un poème, le lien qui ne marche pas, les questions dont je ne connais pas les réponses, …
Et puis j’ai fait très soigneusement la photocopie de tous les documents demandés (liste ici).
J’ai ensuite imprimé mon petit formulaire tout frais et j’ai voulu coller mes photos d’identité. Et là, surprise ! je n’avais pas le bon format… Et oui, faut surtout pas se gourer : les photos doivent être conformes aux normes établies par le gouvernement indien et bien sûr les photos établies dans les machines automatiques déployées sur le territoire français ne sont pas compatibles… En même temps, ça aurait été trop facile !!
J’ai donc eu le choix : faire des photos au centre de demande de visa parce que eux, ils ont les machines adaptées… (comme par hasard…) ou aller chez un photographe. J’ai choisi la 2ème option parce que j’avais peur de me faire piquer ma place dans la file d’attente des demandes de visa si je m’en échappais pour aller m’asseoir dans le photomaton… L’histoire dira plus tard que c’était une angoisse totalement exagérée…

Lundi après-midi, je vais d’un pas dynamique chez le photographe dont j’avais pris soin de vérifier les horaires d’ouverture sur internet. En arrivant devant la porte, je tombe nez à nez avec une petite feuille A4 m’indiquant « Horaires d’été – fermeture le lundi »… Seulement, j’avais prévu de déposer ma demande mardi matin avant d’aller au boulot et pas de photo… pas de visa, pas de visa… pas de voyage ! Hé ho, ça va pas non ?
Donc… mardi matin, l’empereur, sa femme et le petit prince, je suis retournée chez le photographe qui n’a pas pu s’empêcher de me faire une délicieuse remarque sur les milliers de petits cheveux qui flottent autour de ma tête et qui créaient un halo bizarre sur les photos… Bref, j’ai récupéré mes photos, j’ai foncé au centre de demande des visas et je me suis préparé psychologiquement à faire la queue pendant des heures…
Sauf que… il n’y avait que 12 personnes devant moi, c’était super bien organisé et ça ne m’a pris que 20 minutes ! J’étais presque déçue…

Évidemment, avant d’y aller, j’avais vérifié que ce n’était pas un jour férié indien. Bah oui, l’avantage de bosser dans les ambassades ou autres institutions de ce genre, c’est qu’on bénéficie des jours fériés du pays dans lequel on est ET de ceux du pays qu’on représente… à méditer pour plus tard…

Stage photo

Ce week-end c’est STAGE DE PHOTOGRAPHIE.
Bah oui, c’est pas le tout d’aller faire ma maline à l’autre bout du monde si je peux pas rapporter quelques jolis souvenirs et quelques belles images…
Comme je ne fais pas les choses à moitié, je me suis fait offrir 12 heures de cours (voilà à quoi servent les anniversaires…) avec au programme : profondeur de champ, capture du mouvement et lumière et exposition.
Pour ceux que ça intéresse, je suis passée par jeveuxetrephotographe.com, ça n’est pas donné mais j’ai bon espoir que ça me soit fort utile ! En plus, Thierry, le photographe qui donnait le cours, était vraiment très sympa, même si un peu désespéré quand il m’a vu sortir mon appareil de touriste…
Et voilà quelques exemples de ce que ça donne :

 

C’était vraiment très intéressant même si techniquement, j’ai été assez rapidement frustrée de ne pas pouvoir expérimenter les mêmes choses que mes petits camarades qui avaient des reflex…
Moralité : on peut vraiment faire de très chouettes images avec un reflex quand on connait 2 ou 3 « trucs » techniques et obtenir des effets vraiment sympas, mais je maintiens mon départ avec mon petit appareil d’amateur et je me ferai offrir un appareil de pro plus tard, quand je serai grande… A bon entendeur…