Qui veut gagner des miles ?

C’est donc avec le cœur un peu serré que je suis montée dans ce premier avion direction Londres… Le premier d’une longue série avant d’entendre à nouveau « Bienvenue à Paris. La température extérieure est de -15°C, il fait gris et les gens râlent… mais c’est normal ! »
Bon, pas la peine de faire la maline, c’est pas si simple ce départ et peut-être encore moins que ce à quoi je m’attendais mais en tout cas, voilà, c’est parti ! En route pour 461 jours de voyage, à moi le monde !!

Une heure plus tard… « Welcome to London Heathrow. La température extérieure est de 10°C et il pleut… » WTF !

La journée va être longue : 5 heures d’escale à Londres puis 6 heures à Delhi… A l’embarquement pour Delhi, c’est une sorte de bande-annonce : plein de jolies indiennes en sari multicolores et de très chouettes messieurs à moustaches avec des turbans…

Sept heures et demi plus tard… « Welcome to Delhi. Blablabla… »

Et c’est le premier contact avec l’Inde ! Je récupère mon sac comme une fleur (qui l’eut cru ?) et me voici lancée pour me réenregistrer au terminal des vols domestiques. Visiblement, ils sont un peu fâchés avec les panneaux les Indiens… Je monte donc 2 fois à l’étage des départs où des gardes armés me répondent monosyllabiquement en dodelinant de la tête et en me regardant fixement mais je ne suis pas plus avancée ! Il fait 100 000°C, le taux d’humidité doit friser les 80% et il n’est que 7h du matin !! Finalement, un garde ayant pitié de moi plus gentil que les autres m’explique que je dois prendre un bus pour me rendre au terminal des vols domestiques. La navette est affichée à 7h20, la suivante à 7h40, elle part donc à… 7H30 ! That’s India !

Pour l’instant, on ne peut pas dire que je sois confrontée à la circulation indienne, la vraie. Les rues sont quasi-désertes et le chauffeur du bus ne klaxonne que toutes les 10 secondes.

J’arrive finalement au bon terminal (notons tout de même que le bus me dépose devant les arrivées et non devant les départs et que je dois retraverser tout l’aérogare…) et après mon premier petit déjeuner indien (Heu… One masala dosa ? Please ?), je me mets à compter les heures… Les décollages et atterrissages se suivent et se ressemblent… Mumbai… Thiruvananthapuram (Trivandrum pour les feignasses comme moi qui ne savent pas prononcer les mots de plus de 4 syllabes)…

Vers 17h heure locale soit 13h30 heure de Paris soit plus de 28 heures après quitter la maison et après avoir parcouru près de 11300kms… « Welcome to Trivandrum !!! »

Enfin, je suis debout devant le tapis à bagages et je trépigne… C’est que la route n’est pas finie ma bonne dame ! J’attrape mon sac (qui a dit que c’était le chaos en Inde ?), je manque m’écrouler par terre quand je me retrouve avec mes 23kgs sur les épaules, et je me lance à l’assaut du guichet des pre-paid taxispour filer à la gare routière.

Somme toute, c’est assez facile et malgré les propositions insistantes du chauffeur qui voudrait m’emmener directement jusqu’à Kanyakumari pour la modique somme de 1300 roupies (20€ for the record), je reste ferme et je débarque à la gare routière.

En fait, je me retrouve sur un bout de trottoir avec plein d’indiens qui attendent le bus et là, première surprise, aucune destination n’est écrite en alphabet lisible par le commun des mortels (moi, en l’occurrence) mais en hindi ou un tamoul… Heureusement, il y a un très gentil monsieur moustachu derrière son guichet qui me rassure : « Kanyakumari ? Yes ! It’s coming ! ». Bon, it’s coming on sait pas vraiment quand mais it’s coming… Et pendant que je prends mon mal en patience (j’en suis à la 31èmeheure de voyage…), deuxième surprise, je constate que les bus ne « s’arrêtent » pas vraiment devant mon bout de trottoir mais ralentissent et les gens montent en courant dedans et s’entassent comme ils peuvent dans les bus déjà surchargés… Grimper dans un bus en courant avec mes 2 énormes sacs va être sport…

Bref, je vous passe les détails mais je réussis à monter dans le bon bus qui par miracle s’est gentiment garé devant le trottoir et visiblement la destination n’est pas très courue vu le peu de monde qui prend place à bord.

Mais ça y est ! Je suis dans un bus indien ! Pas d’amortisseurs, pas de fenêtres, 2 klaxons différents que le chauffeur presse de façon totalement hystérique et cette délicieuse moiteur qui enveloppe le tout !! Je jubile !

Il me faudra tout de même 3 heures pour parcourir les 80 derniers kilomètres et retrouver, plus poisseuse que jamais, F. et P. au Maadhini Hotel. Enfin, le bout de l’Inde, le bout de la route, le bout du monde !

Photos ici.

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