San José

Si ce voyage m’aura appris quelque chose, c’est qu’il ne faut pas débarquer en pays étranger un dimanche. Le dimanche, c’est tout pourri. En particulier dans ces pays d’Amérique latine où le dimanche est vraiment le sacro-saint jour du Seigneur, où tout est fermé, et où les bus circulent comme si c’était un jour férié. En particulier si tu t’es choisi un hôtel bien loin du centre-ville et que ledit hôtel n’a même pas le wifi. Certes, t’as pas fait exprès mais moralité, tu te retrouves coincée. Du coup, tu te retrouves à reprendre tes bonnes vieilles habitudes du dimanche : tu glandouilles sur le canapé. Bon, c’est bien gentil 2 minutes mais rapidement, tu t’ennuies. Surtout quand t’as pas le wifi. Alors histoire de ne pas perdre plus de temps dans les jours à venir, je planifie la suite du voyage. Un peu de volcan, une bonne dose de plage, une ou deux balades à cheval, beaucoup de bons petits restos, quelques animaux à observer, à priori, ici, on ne devrait pas s’ennuyer.

Après donc une première journée plus que palpitante, il était temps de reprendre les choses en main. D’abord, changer d’hôtel. Et une fois mon paquetage déposé dans ma nouvelle maison, faire le tour de cette ville qu’on m’a dépeinte comme « pleine de drogués ». Pas très engageant dit comme ça mais j’ai bien l’intention de me faire ma propre opinion. Je pars donc arpenter les rues de cette ville parfaitement perpendiculaires les unes aux autres et sibyllinement nommées Avenida 1, 2, 3, etc… et Calle 1, 2, 3, etc… Comme qui dirait, j’ai l’impression d’avoir déjà vu ça quelque part… Et moi, des drogués, j’en vois pas. Ou alors ils sont cachés. Par contre, je vois des galeries d’art, des petits restos un peu bobos où tu peux manger des toasts au saumon fumé et acheter des confitures (non merci, mon sac pèse déjà son pesant de confitures…) et des tas de gens qui donnent à bouffer à des pigeons idiots (sans leur donner des coups de pieds pour de faux). Bref, pas renversant mais tout de même plus folichon que Quito. Du coup, comme je me sens d’humeur généreuse (après tout ce saumon fumé, c’est bien normal), je vais même jusqu’à l’Alliance Française leur refourguer un Tour du Monde en 80 Jours qui est bien en train de le faire, le tour du monde, puisque je l’avais acheté à Cuenca.

En fin de journée, après avoir préparé la logistique des prochains jours en profitant d’une connexion internet enfin décente, je ressors de mon sac mes chaussures de randonnée.

Demain, direction San Gerardo de Rivas au sud du pays. Il est temps de reprendre les choses sérieuses.

Photos ici.

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