Luxury Ko Samui

Pour finir notre semaine insulaire, on a testé pour vous Ko Samui. Ko Samui est la plus grande des îles du golfe de Thaïlande, la plus touristique, celle qui concentre le plus grand nombre de resorts de luxe (dont quelques-uns des plus select au monde) et surtout celle qui a un aéroport international-s’il-vous-plaît. La couleur de la mer est toujours photoshopée, les plages incroyables mais la côte est surtout bien bétonnée et la noix de coco a été introduite en bourse.

Ici, le programme est simple : plage, plage, plage et re-plage. Après nous être installées dans notre petit bungalow de bord de mer…

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… on s’est donc traînées sur 5 mètres pour se coucher là…

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Le truc rigolo c’est que l’île n’est tout de même pas si grande et que quand les avions atterrissent, ils font d’abord du rase-motte sur la plage, t’as pas intérêt à être en train de lire quelque chose, ça décoiffe.

Pour notre seule soirée sur Ko Samui, nous sommes allées au Fisherman’s Village où il y a de tout sauf des Fishermen. Un grand night market où on a pu faire un peu de shopping souvenir (il était temps) en se frayant un chemin parmi la foule et les danseurs de feu et croquer quelques beignets de crevettes.

Le lendemain, direction Chaweng Beach, officiellement la plus grande et la plus belle plage de Samui. On loue une moto pour traverser l’île et on découvre qu’à Samui, y a 2 McDo à 100 mètres l’un de l’autre (on sait jamais, faudrait pas louper une subite envie de frites). Ben oui sauf qu’à Chaweng, y a des grosses vagues et pas mal de courant et tu peux pas rester 2 heures dans l’eau à barboter tranquillement. Heureusement, la plage est bordée par les hôtels qui installent des transats et des parasols (pour un peu, tu te croirais à Saint Trop’). Alors qu’on cherchait un endroit un peu ombragé pour poser nos augustes derrières, une charmante jeune fille russe nous propose de nous installer au bord de sa piscine (enfin, celle de son hôtel, hein !) et de passer la journée là for free. Ah bah si c’est free, on voit pas pourquoi on refuserait. En plus, elle nous promet une pool party pour le lunch. Nous, on dit banco ! La piscine est à peine moins chaude que la mer, les transats sont confortables, alors on s’enduit de crème solaire et on joue les princesses.

A partir de midi, la pool party commence… Enfin… y a de la musique, notre copine russe danse comme une folle au bord de la piscine… toute seule. Les otaries échouées sur les transats ne semblent pas bien motivées. Pourtant, elle donne de sa personne notre copine.  Mais rien n’y fait. Le room service nous propose 20 fois d’acheter un magnum de champagne mais nous, on est des mauvaises clientes, on boit que du lemon juice. Pourtant, au fur et à mesure de l’après-midi, le banc d’otaries augmente et grâce à quelques autres Russes (ah ! enfin des gens qui savent faire la fête !) et plusieurs tournées de shots d’un truc vert (dont on ne saura jamais ce que c’était) offertes par la maison, l’ambiance commence à décoller. Jusqu’à l’arrivée d’une bande d’actrices pornos de jeunes filles en strings qui vont se déhancher au bord de la piscine et franchement réveiller l’intérêt des mâles de l’assistance. Malheureusement, pour nous, c’est déjà l’heure de s’en aller, on a un avion à prendre pour Bangkok, on ne pourra pas aller à la Ibiza Party à laquelle nous convient ces naïades le soir même… dommage !

Bref, une belle journée de people watching, rigolo mais y a pas photo, notre île préférée reste Koh Tao.

Après cette débauche de luxe et volupté, on passe juste faire un petit coucou à un grand Bouddha avant d’aller rendre notre moto, de récupérer nos sacs et de filer à l’aéroport les pieds encore plein de sable et les maillots à peine secs.

Là, surprise, l’aéroport international de Ko Samui c’est pas de la blague ! Longue rangée de boutiques de luxe et de restos branchouilles, jardins d’orchidées et buissons en fleurs et surtout buffet de folie dans la salle d’embarquement, le tout ouvert sur l’extérieur, tu croirais presque que tu peux aller courir sur le tarmac. A quand un vol quotidien Paris-Ko Samui ?

Mais voilà, les vacances, c’est fini, retour à Bangkok ! (Bah oui, il paraît qu’en France, y a encore des gens qui travaillent… complètement ouf !) Alors on retrouve notre petite chambre à Siam (on recommande le Lub’d si on ne l’a pas déjà fait) et on célèbre la dernière soirée thaïe de Stéphanie avec une dernière thai spicy beef salad et un dernier thai iced lemon tea. Cheers !

Photos ici.

Koh Tao… le paradis…

Ouais, je sais. Ca fait grave cliché. Genre, elle est sur une île en Thaïlande et elle braille à tout va que c’est trop génial. Vu, re-vu, archi-vu. C’est pas faux. C’est même tellement vrai que je suis déjà en train de chercher le moyen de revenir.

Sans blague. Y en a des belles plages sur cette planète. Mais Koh Tao… je dirais bien que ça déchire grave sa race (non, maman, ce n’est pas moi qui ai inventé cette expression, je suis une éponge à vocabulaire comme dirait l’autre…). Et encore, c’est en dessous de la vérité. Mais tâchons de vous expliquer un peu ce qui nous vaut cet enthousiasme débordant.

Voilà, alors pour faire simple…

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 … le poids des mots, le choc des photos (comme dirait un autre autre).

Alors OK, la plage est à tomber par terre, la mer est à 30°C toute l’année (d’ailleurs, c’est trop chaud, le corail meurt…) et les pina coladas se boivent comme du petit lait de coco (Comment ça, y a pas que du lait de coco dans la pina colada ? Ah bon…). Mais attention, révélation. Koh Tao est un des meilleurs spots de plongée au monde avec une faune et une flore sous-marine pas farouches et plutôt spectaculaires.

Et alors me direz-vous ? Depuis quand tu plonges, toi ? Et bah depuis la semaine dernière !

J’ai donc fait un baptême (en fait c’était la deuxième fois donc on peut pas vraiment appeler ça un baptême mais la première fois c’était en Grèce et à part des cailloux, y avait rien à voir au fond de la mer…) de plongée sur Koh Tao. En plus d’avoir une super instructrice (qui a lâché son poste dans une grande boite française pour venir s’installer ici) et un adorable dive master qui a porté mes affaires toute la journée (au passage, on recommande le Ban’s Diving Resort), j’ai surtout fait la connaissance de Nemo (le vrai cette fois) et de tous ses petits copains (qui sont pas toujours si petits d’ailleurs) qui faisaient des parties de cache-cache dans les bouquets de coraux multicolores… Un vrai documentaire du commandant Cousteau !

C’était tellement bien que l’idée de rester là quelques jours de plus pour faire la causette aux requins-baleines m’a effleurée quelques instants avant que quelqu’un n’enfonce une aiguille à tricoter dans mon sinus via mon oreille gauche (oui, ça fait mal) et que je comprenne que la plongée, c’est cool mais faut pas abuser des bonnes choses.

Alors évidemment, tout ça ne nous a pas laissé beaucoup de temps pour explorer l’île mais le peu qu’on en a vu nous a bien plu. Beaucoup plus sauvage que Koh Pha Ngan, la jungle tombe jusque sur la plage et le « port » n’est qu’un long ponton en bambou lesté de parpaings. On n’a même pas besoin de tongs, y a plein de chats qui se laissent gratouiller le menton et le sable est plus fin que de la farine. Et c’est bien sûr sans parler de la spécialité locale, le barbecue de fruits de mer fraîchement pêchés… une tuerie !

Franchement, soleil, plage, mer, brochettes, noix de coco. De quoi d’autre a-t-on réellement besoin ?

Photos ici.

Otres Beach de mon coeur

Marre du passé lourdingue de Phnom Penh ? Aucun problème. Allez à la gare routière, grimpez dans un bus VIP (oui, bon, ça, je sais pas pourquoi j’ai eu droit au bus VIP, j’avais rien demandé) et 5 heures plus tard (ou 230kms… oui, les routes sont dans cet état au Cambodge) vous arrivez à Sihanoukville. De la gare routière, partagez un tuk-tuk avec un post-soixante-huitard qui profite du trajet pour vous dresser la longue liste des trucs à fumer ou à ne pas fumer, puis, arrivés en centre-ville, ne traînez pas, prenez une moto pour Otres Beach. Galérez un peu pour trouver où dormir sous le cagnard, tombez sur des petits bungalows en bambou sur la plage tenus par un très sympathique Français, posez vos affaires, mettez votre maillot de bain et sautez dans l’eau !

Alors dans l’ordre. Pourquoi Otres Beach ? Otres est une des 5 plages de Sihanoukville. Un peu éloignée du centre (5kms), elle n’en est pas moins la plus belle, étalant ses 3kms de sable blanc bordés de pins le long d’une eau turquoise clapotant gentiment. Et comble du bonheur, elle est relativement déserte contrairement à ses sœurs qui sont bondées (des fois, les gens sont bizarres, non ?). Bref, autant dire que j’ai pas hésité longtemps.

La route est bordée d’un côté par des champs où se promènent quelques vaches un peu efflanquées et de l’autre par la plage. Sur les 700 premiers mètres, des petits restos de plage ont fini par construire des bungalows en bambou et planter quelques parasols. Après, y a plus rien. C’est donc là, Chez Paou, que j’ai décidé de passer les 3 jours suivants.

Et voilà donc ce que je vois de ma fenêtre…

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Je sais, c’est pas sympa de faire ça mais même moi, je m’en lasse pas.

Alors le matin, je me réveille au son des vagues, je prends mon petit déj les pieds dans l’eau puis je fais une looooongue marche sur la plage mais comme il fait trop chaud, tous les quarts d’heure, je fais un pas de côté et je plonge dans l’eau. Puis je m’étale comme une crêpe jusqu’au déjeuner. Et puis comme on est loin de tout (faut prendre le tuk-tuk pour retourner en ville mais en fait, y a pas besoin) et qu’on mange divinement bien Chez Paou, je ne vois pas pourquoi j’irais chercher midi à quatorze heures, donc je me traîne jusqu’à la terrasse où je bois du lait de coco directement dans la noix avant de la faire ouvrir pour manger la chair… Puis je fais la sieste dans un hamac bercé par le vent et je me ré-étale jusqu’au coucher du soleil. C’est l’heure à laquelle ouvre le bar (ils ont vraiment tout prévu Chez Paou…) et où toutes les petites crêpes cramées (nous, les touristes) rappliquent pour manger des calamars grillés.

Sans blague, je pourrais faire ça des semaines…

Mais en fait, j’ai pas toute la vie devant moi, j’ai un rendez-vous hyper important qui approche et je dois avancer !

Alors demain matin, je range mon maillot de bain, je dis au revoir aux noix de coco et je remonte dans le bus. Direction Battambang, 10 heures plus loin. Oui, ça va être une chouette journée…

Photos ici (mais dans votre état, je sais pas si c’est conseillé…).

Aujourd’hui, j’ai rencontré le cousin de Nemo

Oui. Parce qu’il était pas rouge et blanc mais bleu et jaune alors j’ai décidé de l’appeler Gaston.

Bah oui, aujourd’hui, 13 janvier, il fait 30°C, le soleil brille, la mer est chaude, le ciel et bleu et je suis obligée de remettre de la crème solaire toutes les 2 heures… Que voulez-vous ? C’est pas facile tous les jours…

Je suis donc à Nha Trang, LA station balnéaire du Vietnam. J’y suis arrivée de bon matin (6h15) après une nuit dans un bus Open Tour dimensionné pour les Asiatiques autant vous dire que déjà moi, je tenais pas dans la couchette (en longeur, hein, bien sûr…) mais le gars au-dessus de moi, qui devait faire 1m95 et 100kgs (tiens, tiens, ça me rappelle quelqu’un…), lui, il a passé une très mauvaise nuit. Mais peu importe ! Je débarque du bus après avoir assisté au lever du soleil sur la mer de Chine, il fait grand beau et déjà grand chaud et je dépose mon paquetage à la Camille Guest House, dont le propriétaire, breton, m’offre un thé avant de me montrer comment fonctionne la clim. Bref, une bonne douche plus tard et mes tongs sorties des profondeurs abyssales de mon sac, je suis prête à découvrir la fameuse Nha Trang.

Bon alors on s’enflamme pas. A Nha Trang, on n’y vient pas pour la culture, on y vient pour la plage. Et ça, les Russes l’ont bien compris. Un peu trop bien à mon goût d’ailleurs… C’est plus Nha Trang-Vietnam, c’est Russia-city. Les néons clignotent en cyrillique, les menus des restos sont en russe, les agences de tourisme ont des vitrines couvertes de russe et même la pharmacie fait de la pub en russe ! Et croyez-moi, c’est pas la famille Tolstoi qui vient passer ses vacances ici ! Les rues se remplissent peu à peu de bons gros joueurs de rugby (j’ai rien contre les joueurs de rugby, c’est juste pour que vous imaginiez le gabarit) aux crânes rasés et aux cous de taureaux, portant des débardeurs (mais QUI porte encore des débardeurs ??!!) et des claquettes en plastique, beuglant des trucs pas aimables (enfin, ça a l’air pas aimable) et traînant au bout de leurs bras des poupées Barbie d’occas’, mal peignées et toutes fardées (on est à la plage, je rappelle…). Pouah !

Bon, moi, je m’en fous, j’ai décidé de visiter les 3 « must see » du coin et comme j’ai toute la journée devant moi (il est encore 8h), j’ai décidé de tout faire à pied. J’avale donc un Banh Mi (un sandwich baguette avec des concombres et du pâté, mmmh ! délicieux ce petit déj !) pour prendre des forces et je traverse la ville du sud au nord pour aller admirer les tours chames de PoNagar. Dans le même genre que ce que j’ai vu 2 jours avant à MySon mais en meilleur état et surtout, en ce premier jour du mois du calendrier lunaire (… ???), remplies de tout un tas de Vietnamiens qui viennent déposer des offrandes et prier devant une statue de Shiva. Perplexitude : Shiva est hindoue, la statue est disposée dans un sanctuaire initialement musulman et les Vietnamiens sont plutôt bouddhistes… Mais apparemment, y a que moi que ça perturbe. Je retraverse la ville, ce coup-ci vers l’ouest, pour aller admirer un grand Bouddha blanc au sommet d’une collinette (ça y est, il fait 50 000°C, je suis à 2 doigts de l’insolation). Puis je repars, plein est, pour aller m’avachir me rafraîchir sur les bancs de la cathédrale construite par les Français vers 1930. Sauf que bien sûr, la cathédrale est fermée entre midi et deux et que devinez quoi ? … il est 13h ! Bon, après cette matinée fort spirituelle, je suis crevée et il est temps de s’occuper un peu de moi. Je décide donc de m’offrir une séance de massage dans un des spas qui pullulent en ville. Je vérifie d’abord qu’il s’agit bien de massages et non de « massages »… A peine les mains de ma charmante masseuse se posent elles sur mon dos que je me mets à craquer de partout. Du coup, elle s’en donne à cœur joie et m’enfonce ses coudes dans les omoplates en me disant « Good for you ! » Et bah, si c’est « good for me » alors… Mais, finalement, elle n’a pas tort, je vais bien mieux en sortant même si j’en aurai des bleus pendant les 2 jours suivants ! Du coup, je suis parfaitement opérationnelle pour une petite sieste avant le dîner. Dîner fort décevant par ailleurs parce que les Russes, ils doivent pas adorer la cuisine vietnamienne, y a pas un resto viet dans le quartier mais une bonne vingtaine de bars où les mojitos coulent à flot.

Le lendemain, j’ai prévu de faire LA balade en bateau autour des îles qui flottent devant Nha Trang. C’est LE truc à touristes par excellence (il doit y avoir 200 bateaux chargés en moyenne de 40 passagers qui quittent le port chaque matin) mais ça serait dommage de pas y aller parce que les îles ont l’air bien sympas, qu’on peut barboter dans une eau cristalline au milieu des coraux et des petits poissons alors ne soyons pas trop snobs, mêlons nous à la plèbe. Je quitte donc le port en compagnie d’une vingtaine de Coréens, de 3 Anglais, de 2 Finlandais et de 2 Canadiens (qui n’adresseront la parole à personne, même pas à eux-mêmes et qui n’ont pas apporté leurs maillots de bain). Au programme : visite d’un aquarium (c’est peu comme un zoo sous-marin donc j’aime d’avance) sur une première île, snorkelling autour d’une deuxième, visite d’une ferme à poissons sur une troisième, déjeuner et re-snorkelling sur une quatrième et retour au port.

Bien.

Bah…

C’est pas la journée du voyage dont je vais me souvenir toute ma vie, hein ! En comparaison, pour ceux celles qui y étaient, le snorkelling en dhaw du côté de Sharjah c’était 10 000 fois mieux (sans parler, évidemment, de nos rencontres avec les mérous de Porto Pollo). L’aquarium était aussi grand que celui de Bubulle (paix à son âme…), le capitaine de notre navire a essayé de nous vendre des trucs toute la journée, les Coréens avaient peur de l’eau, les Finlandais râlaient parce qu’ils pensaient qu’ils allaient picoler toute la journée (on leur avait promis la fiesta du siècle…) mais quand même, je suis tombée nez à nez avec Gaston et avec un de ses copains tout plat avec un nez jaune et pointu (Douglu) donc voyons le bon côté des choses, ça n’était pas complètement moisi.

Pour finir, j’ai fait une randonnée de 3 kilomètres le long de la plage de Nha Trang (oui, la plage est très longue, c’est comme ça), où mon appareil photo a failli finir dans une vague (c’est ce qui arrive quand on est trop occupée à cadrer…) et où j’ai pu observer des éléphants de mer russes sauter dans les rouleaux.

Alors voilà, Nha Trang, c’est déjà fini. Pas sûr que je pleure pour y revenir mais ça faisait quand même bien plaisir de lézarder au soleil et de barboter un 13 janvier. Bon c’était dimanche… Mais quand je pense que certains ont dû enlever la neige de leurs voitures ce matin…

Photos ici.

AL, apprentie yogi

Je crois que je commence à comprendre pourquoi certaines personnes arrivent à Goa et ne repartent jamais…

La plage est extraordinaire, la mer jamais en dessous de 26°C, les petits restos les pieds dans le sable sont parfaits pour laisser filer les heures les plus chaudes et le soleil se couche tous les soirs en laissant dans le ciel des trainées multicolores…

Voilà donc ma nouvelle routine : le matin, je me lève à 7h30 pour aller à mon cours de yoga, je prends ensuite un petit déj en regardant les bateaux partir en mer puis je me trouve un petit coin à l’ombre sur la plage pour ma première tournée de « rien ». A midi, je rentre faire la sieste dans mon hamac me mettre au frais sous le ventilateur de ma terrasse puis vers 16h, je retourne faire du « rien » vérifier si le sable n’est pas trop mouillé et une fois que le soleil est couché, je vais choisir le poisson que je mangerai grillé en sirotant un jus de mangue… La librairie a un stock de bouquins en français me permettant de passer allégrement les 4 prochaines années à rêvasser sous les palmiers, la tentation pourrait être grande de m’exiler quelques temps dans ce petit coin perdu !

Mais revenons au cours de yoga (j’ai bien vu que vous avez levé les sourcils en lisant ce passage). Il ne faudrait pas croire que je ne suis à Goa que pour le farniente. Palolem est LA capitale des cours de yoga. A Rome, fais comme les Romains, je me suis donc mise au yoga. Le maître yogi est très chouette. D’abord il a un look d’enfer avec son petit pagne noué autour de la taille et ensuite, il nous raconte des histoires pendant tout le cours en se calant un pied au-dessus de l’oreille ou en se passant la tête entre les genoux. Pendant ce temps, les apprentis yogi sont sensés l’imiter et tenir la pose pendant plusieurs minutes… Mouais… exactement ce qui me permet de faire la démonstration de ma souplesse et mon équilibre légendaires. Surtout quand les moustiques viennent me chatouiller le nez. Cela étant dit, je ne suis pas la seule à m’écrouler de temps en temps sur mon tapis en grognant. On est une petite dizaine à s’infliger cette séance de torture matinale mais il faut croire qu’on aime ça parce qu’on revient tous les matins faire le cobra ou des sun salutations et avec le sourire en plus !

Bon je ne fais pour l’instant aucune différence entre le yoga hatta et le yoga vinyasha, je ne mange pas encore de pépins de raisin et je n’ai aucune idée de ce que raconte mon maître yogi mais c’est plutôt rigolo. Et l’air de rien, c’est un vrai sport, on transpire à grosses gouttes. Ça me donnerait presqu’envie de m’inscrire à un cours en rentrant !

Allez, namaste, je vais réciter mes mantras en me mettant de la crème solaire. Et il se pourrait que je prolonge un peu mon séjour dans le coin…

Photos ici.

Kovalam

Que Shiva, Vishnu et tous les autres bénissent l’inventeur de la clim… Contrairement à celui du crépi, celui-là a dû avoir le choix : mourir de chaud ou sauver ma peau l’humanité…

C’est donc fraîche (25°C… quel bonheur…) et dispose que je me réveille ce matin. Après un South Indian Breakfast (Poori masala et non masala pourri, ça change tout et chai tea), on pique une tête dans la piscine de l’hôtel dont l’eau est presque rafraichissante mais surtout curieusement huileuse (peut-être est-ce pour ça qu’ils ont mis un panneau nous indiquant d’éviter de mettre de la crème, y en a déjà dedans !).

On essaye ensuite d’aller se baigner dans la mer, la vraie. Mais la plage de Kovalam est furieusement déserte, les Indiens osent à peine mettre les pieds dans l’eau et pour cause : les vagues qui cassent à 20 mètres de la plage font plus de 2 mètres de haut et les courants sont particulièrement forts ! Les seuls à sauter dans les vagues sont les touristes occidentaux, prêts à tout pour voir se lancer à l’eau l’équipe de maîtres-nageurs en uniforme qui leur font signe depuis la plage.

Au programme du jour, un rendez-vous avec M., un ancien collègue indien de F., qui a fait construire un hôtel dans le coin et qui nous invite à y passer la nuit. Après le déjeuner, on part donc à la recherche d’un rickshaw pour nous emmener au point de rendez-vous. On négocie âprement notre course et le rickshaw nous dépose devant l’entrée du Taj Hotel, un palace sur-gardé avec régiment d’Indiens en uniforme qui inspecte même au miroir les dessous des voitures qui entrent…  Mais rassurez-vous, ce n’est pas là qu’on va, tout suants, poisseux et dégoulinants que nous sommes…

M.nous rappelle, nous demande de passer le téléphone au chauffeur de rickshaw qui nous surveille du coin de l’œil depuis 20 minutes et lui fournit les explications pour nous amener jusqu’à lui. On se retrouve donc chez M., au Golden Turtles Resort, fort charmant, à l’entrée des backwaters, avec des chambres immenses, un peu à l’écart de Kovalam mais tout à fait à notre goût !

Après avoir discuté une bonne partie de l’après-midi avec M., nous partons faire un tour dans le backwaters en face de l’hôtel. La langue de terre est partiellement aménagée mais surtout doucement mais sûrement grignotée par les hôtels de Kovalam qui y installent leurs terrasses. Le cadre est particulièrement joli : les vagues viennent se fracasser au pied de la digue de pierres et les palmiers se penchent vers la mer à perte de vue, une vraie carte postale !

On assistera d’ailleurs au coucher du soleil sur ce paysage : ma-gni-fi-que !

Comme je vous rappelle que nous sommes en lune de miel, nous nous offrons quelques plaisirs dignes de ce nom. Nous allons donc dîner dans le restaurant sea side du palace que nous avions vu un peu plus tôt. Au menu, fruits de mer, vin indien et surtout… gâteau au chocolat avec double sauce chocolat !!

En rentrant, une petite énoooooorme surprise m’attend dans ma chambre. Après avoir fait ma lessive quotidienne et cherchant un moyen quelconque d’accrocher mes vêtements pour les faire sécher, je lève innocemment le nez au plafond… AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! UNE ARAIGNEE !! NOIRE, ENORME (au moins 5 cm, pattes incluses), ET QUI SE DEPLACE !! Là, je prends mon courage à 2 mains et… je fuis !! Je pars chercher le manager de l’hôtel qui se mord les joues pour ne pas rigoler quand il comprend quel est mon problème… Il a carrément du mal à se retenir quand on retourne dans ma chambre accompagnés d’un 3ème complice et que… l’araignée a disparu ! Histoire de me montrer qu’ici, on sait s’occuper du client, ils vont déplacer tous les meubles de la chambre, grimper sur les fauteuils pour regarder sur les étagères, bref… me coller la honte ! Je finis par les remercier de s’être déplacés pour rien à 23h mais en fermant la porte, je garde avec moi le balai qu’ils avaient apporté pour déloger la coupable. Les 2 gars se tordent de rire en sortant et me disent qu’ils sont juste à côté, que je n’ai qu’à les appeler si besoin…

C’en est fini ! Je ne peux plus dormir… Je sais qu’elle est là, quelque part, en train de rigoler elle aussi… Quelqu’un m’a dit que j’exagérais peut-être un « chouïa » avec les araignées…

Photos ici.

Et une Greek salad, une !

Pfiou ! Pour finir l’été (enfin l’été… ça dépend de quel côté de l’équateur on se place) en beauté, nous voici partis pour une petite semaine en Grèce, à Nauplie.

Premier choc après l’Islande : la température !! OK, on crève de chaud, il fait 28°C à 9H et la température monte jusqu’à 37°C l’après-midi mais ça vous donne une bonne excuse pour aller à la plage : « Dites donc, et si on allait se baigner ? Parce que là, il fait vraiment trop chaud pour aller contempler des vieilles pierres, non ? » Une vraie température de vacances quoi ! Quand vous ne laissez que 24 heures à votre organisme pour encaisser 30°C d’amplitude thermique, il réagit laborieusement… Heureusement, au bout de 24 à 48 heures, on est déjà tout à fait adapté : « Dites donc, on arrête la clim, j’ai un petit frais, il fait QUE 29°C… »Pour ceux qui ne connaitraient pas Nauplie, c’est ici :

Un peu d’Histoire : « A 12 km au sud-est d’Argos sur le golfe Argolique, Nauplie fut la première capitale de la Grèce après l’Indépendance mais doit sa renommée à son port très actif depuis l’Âge de Bronze. Une position aussi stratégique fait des envieux, et trois forteresses ne sont pas de trop pour la défendre : Palamède, la plus grande et la plus massive ; Acronauplia, plus modeste et enfin Bourzi, un fort miniature sur son îlot, à l’ouest de la vieille ville. Avec son petit port dominé par la citadelle Palamède, la ville se classe parmi les plus jolies de Grèce. Les visiteurs étrangers mais aussi les Athéniens en week-end viennent de plus en plus nombreux déambuler dans les rues étroites de la vieille ville, charmés par d’élégantes demeures vénitiennes ou néoclassiques aux balcons chargés de fleurs ou attirés par des musées qu’il serait dommage de manquer (NDLR : euh… on les a allégrement manqués et franchement, ça ne nous a pas empêchés de dormir). »

J’avais découvert cette petite station balnéaire lors de mon précédent voyage en Grèce en 2008 : c’était un point de chute idéal entre deux visites de « cailloux cassés ». Les ruelles piétonnes de la vieille ville, la vue sur la baie depuis la citadelle et les lumières du matin sur le port m’avaient laissé un chouette souvenir. J’ai donc dégoté une location sur les hauteurs derrière Nauplie nous convenant parfaitement : 56m², 2 chambres, une terrasse de 60m² avec vue sur la citadelle et surtout… un climatiseur !!

Cette fois, l’objectif était bien de se culturer un petit peu mais aussi de profiter et des belles plages de l’Argolide et de la mer à 28°C… Bon, côté culture, les cailloux cassés sont toujours cassés mais je dois avouer que certains sont toujours aussi impressionnants et le côté farniente a tenu toutes ses promesses !! Nous avons découvert des petites plages magnifiques près de villages de pêcheurs bien éloignés des circuits touristiques classiques et nous avons barboté des heures dans une eau chaude et transparente à souhait (ça, c’est pour le côté sportif) ! En fin de journée, après nous être empiffrés avoir dégustés pléthore de spécialités locales, nous allions admirer les yachts et les voiliers amarrés dans le port en rêvant de gagner à Euromillions

La bonne surprise du voyage c’est la découverte des plages grecques. L’Argolide compte pas mal de plages de galets. C’est joli, ça colle pas aux pieds mais ça fait mal et on a l’air d’une sacrée gourdiche quand on essaye de sortir de l’eau. En plus, on ne peut pas faire la crêpe sur sa serviette au soleil parce que 1/ il fait vraiment beaucoup trop chaud, 2/ si les galets, ça fait mal aux pieds, ça fait aussi mal aux fesses. Donc… nos amis grecs ont eu la bonne idée de planter sur leurs plages quelques parasols-palmiers de taille fort satisfaisante puisqu’on y tient à 3 sans se tasser et quand le bord de mer est parsemé de tavernes et de cafés, de mettre gratuitement des transats à disposition des feignasses qui viennent se rafraichir… Gra-tui-te-ment… Petit aparté : je dis ça, je dis rien, mais nos amis français de la côte d’Azur pourraient éventuellement s’inspirer du concept parce que quand on ne vous extorque pas 40€ pour 30cm² d’ombre et 2 matelas en mousse moisie sur une plage surbondée, vous avez bien plus envie d’aller dépenser votre fortune au petit restaurant de la plage et vous êtes bien plus sympatique et détendu.

Et à propos des restaurants de plage et d’ailleurs, la semaine fut tout bonnement jouissive d’un point de vue gastronomique. Une fois que vous avez réussi à vous habituer aux horaires grecs (déjeuner à partir de 14H et dîner pas avant 21H), c’est un festival de légumes d’été crus, cuits, frits, en purée, de petits poissons frais grillés, de poulpe, de calamars, de souvlakis de porc, de poulet, de yaourt au miel et de pastèque. Oui… après l’Islande, la Grèce nous a semblé un pays de Cocagne… Le service est sans chichi mais les petites tavernes les pieds dans l’eau sont légions et nous nous sommes vraiment régalés.

Bref, la montagne la Grèce, ça vous gagne et vivement la prochaine occas’ pour aller découvrir un autre petit bout du Péloponnèse !

Pour les photos, c’est par ici.